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Informatique et télecoms

bouygues telecom

Les opérateurs télécoms pourraient remettre en cause le rythme de couverture des zones blanches

15 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #free, #sfr, #Numericable, #Orange, #Bouygues Telecom

Mécontents face à la hausse de la taxe pour financer l'audiovisuel, les opérateurs mettraient en balance leur engagement à couvrir les zones blanches en mobile d’ici à 2017.

La riposte ne s’est pas faite attendre. Au lendemain de l’annonce par Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, de l’augmentation de la taxe pour financer l’audiovisuel public , aussi appelée taxe « Copé », les opérateurs télécoms ont décidé de passer à l’action.

Selon nos informations, la Fédération Française des Télécoms (FFT), qui compte Orange, Numericable-SFR et Bouygues Telecom dans ses membres (mais pas Free), devait envoyer un courrier lundi ou mardi à l’Elysée, à Matignon et à Bercy pour exprimer leur colère et demander rapidement une entrevue avec l’exécutif.

Le lobby des télécoms étudierait aussi plusieurs pistes pour tenter de faire pression sur le gouvernement. Parmi elles, figure une possible remise en cause des engagements pris sur la couverture des « zones blanches » du territoire. Les quatre opérateurs avaient conclu un accord au mois de mai pour couvrir ensemble, d’ici à mi-2017, ces derniers pans du territoire où le mobile ne passe pas . A Bercy, on s’était félicité de cette signature, qualifiée d’« historique », et pour laquelle Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, avait beaucoup oeuvré.

Après l’annonce de l’augmentation de la taxe, les opérateurs n’auraient plus forcément le même allant pour remplir leurs engagements. S’estimant mal récompensés des efforts consentis, ils pourraient par exemple revoir le rythme avec lequel ils devaient initialement améliorer la couverture des zones blanches. « Les termes du contrat ne sont plus les mêmes, estime un cadre du secteur. L’exécutif s’était engagé à préserver la stabilité de la fiscalité pour que l’on puisse avoir un horizon d’investissement clair. Ce n’est plus le cas ».

Le président de la FFT, Didier Casas, avait déjà critiqué, dans nos colonnes, le « problème de cohérence de la parole publique » sur ce sujet. « L’Etat souhaite-t-il toujours que nous financions les réseaux numériques de la France de demain », s’interrogeait-il.

Sujet politique

En mettant en balance l’accord sur la couverture des zones blanches, les opérateurs viseraient un sujet très politique. La question de la fracture numérique revient régulièrement sur les bancs de l’Assemblée nationale et du Sénat. Les parlementaires sont régulièrement pris à partie par les électeurs sur les problèmes de couverture mobile et de débit Internet. « Le sujet est une priorité de l’action économique  » du gouvernement, martelait Emmanuel Macron au printemps, lors de la signature de l’accord, qui représente un investissement d’environ 40 millions d’euros par an pour tous les opérateurs.

La hausse de la taxe Copé (portée de 0,9 à 1,2 % du chiffre d’affaires des opérateurs), considérée comme marginale par le gouvernement, pourrait rapporter 70 à 80 millions d’euros à l’Etat et permettrait de combler l’impasse du financement des télés et des radios publiques

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Patrick Drahi réplique à Bouygues en révélant les détails de son offre de rachat

26 Juin 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SFR, #Bouygues Telecom

Le groupe a « regretté » que Bouygues n’ait pas cherché de précision sur offre avant de la rejeter.

Altice a publié un communiqué jeudi soir pour répondre aux critiques formulées par Bouygues à l’encontre de l’offre de rachat de 10 milliards d’euros de sa filiale télécom, rejetée mardi dernier.

Le groupe de l’homme d’affaires franco-israélien Patrick Drahi« regrette » que ni la direction de Bouygues, ni ses conseillers, n’aient cherché à « obtenir la moindre précision ou explication sur son offre avant la présentation à son conseil d’administration ». Elle revient point par point sur les raisons avancées par Bouygues Télécom pour justifier le refus de son rachat. Le PDG du groupe Martin Bouygues avait émis des doutes sur la solidité de la proposition d’Altice. « Je ne vois pas comment M. Drahi pourrait monter un financement sérieux et en même temps pouvoir assumer tous les remèdes » qui seraient imposés par l’Autorité de la concurrence, a-t-il déclaré mercredi sur RTL.

1/ Le financement de l’opération

Numericable-SFR explique avoir joint à l’offre des lettre d’engagement de financement par BNP Paribas, JPMorgan Case et Morgan Stanley. Ce financement était « intégralement assuré et sécurisé (...) à hauteur de 60-65 % en fonds propres et à hauteur de 35-40 % en dette, et non pas à hauteur de 10 milliards de dette comme indiqué dans des fuites à la presse», explique le groupe. Cependant, sur les 6 à 6,5 milliards de fonds propres, seuls un tiers était composé de cash disponible, le reste devant provenir de cessions d’actifs (à Free notamment) et d’augmentation de capital.

2/Le risque de refus du rachat par l’Autorité de la concurrence

Le groupe assure avoir « initié des contacts avec les autorités concernées en vue de traiter et régler » les problèmes qui pourraient se poser. Numericable-SFR ajoute avoir « encadrer le risque réglementaire de non-réalisation », en entrant « en négociations exclusives avec Iliad/Free pour convenir de transferts de différentes catégories d’actifs ».

3/Le maintien de l’emploi

Numericable-SFR assure s’être engagé auprès de Bouygues et du gouvernement « à maintenir l’emploi des salariés » du groupe « dans des conditions similaires à celles qui avaient été souscrites pour l’acquisition de SFR ». Soit jusqu’en 2017 seulement...

4/Les investissements en France

Le groupe ajoute qu’il s’est par ailleurs engagé auprès du gouvernement à continuer d’augmenter ses investissements en France, notamment dans le déploiement de la fibre. Il indique qu’il entend participer pleinement à l’appel d’offres que l’Etat prévoit de lancer pour céder ses fréquences sur la bande 700 mhz d’ici la fin de l’année


 

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Bouygues refuse de vendre sa filiale télécoms à Patrick Drahi

24 Juin 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Bouygues Telecom, #SFR, #Patrick Drahi, #Numericable, #orange, #free

Le conseil de Bouygues a refusé l'offre de rachat de Numericable-SFR.

Les risques d'exécution étaient jugés trop importants.

C'est non ! Réuni mardi soir, le conseil d'administration de Bouygues a décidé de ne pas donner suite à l'offre de rachat à 10 milliards d'euros de SFR sur la filiale Bouygues Telecom. « C'est un non catégorique », affirme une source proche du dossier, qui fait état d'un « sentiment d'irritation ». Le conseil a été unanime, considérant que les risques d'exécution étaient trop importants. Un sacré camouflet pour Patrick Drahi, le président de Numericable-SFR. Pour justifier leur refus, les administrateurs ont évoqué selon un proche du conseil «  un manque de sérieux » de la part de l'acheteur, et surtout «  un gigantesque risque d'exécution » lié au fait que Numericable-SFR ne pouvait s'engager sur la bonne fin de l'opération. «  L'acheteur manquant de fonds propres et finançant l'opération par de la dette, il n'était pas en mesure de garantir le deal », ajoute cette source. Le conseil d'administration de Bouygues a estimé que dans ces conditions, le risque serait nécessairement supporté par le vendeur, ce qui n'était pas envisageable.

Dans un communiqué publié mardi soir, le groupe de BTP a rappelé que «  le conseil apportait une grande attention aux conséquences de la consolidation du marché sur l'emploi ainsi qu'aux risques sociaux nécessairement liés à une telle opération ». Des inquiétudes qui avaient été mises en exergue à nouveau par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron dans la journée, à l'Assemblée nationale. Bouygues ne voulait pas non plus assumer les risques d'exécution du projet au regard du droit de la concurrence.

Le groupe de BTP justifie enfin sa décision en estimant que sa filiale bénéficie d'un avantage concurrentiel fort grâce à son portefeuille de fréquences et son réseau 4G, qui couvre plus de 70 % de la population. Pour les administrateurs, Bouygues Telecom «  a les moyens de retrouver à l'horizon 2017 une marge d'Ebitda de 25 % minimum (niveau de 2011) ».

Une offre non sollicitée

Lundi, Bouygues avait confirmé avoir reçu «  une offre non sollicitée » d'Altice, le groupe de Patrick Drahi, pour reprendre sa filiale télécoms, créée il y a une vingtaine d'années. Une filiale qui suscite depuis un an les convoitises de ses concurrents. Comment Bouygues Telecom, qui a longtemps été pour sa maison mère une véritable machine à cash, est-elle devenue une cible ? L'opérateur, qui est le grand oeuvre de Martin Bouygues, a lancé ses services en 1996. Pour s'imposer, le petit Poucet adopte très jeune une stratégie basée sur l'innovation et l'agilité, qui se poursuit encore aujourd'hui. C'est, par exemple, lui qui invente le forfait de téléphonie mobile, en 1996. Le groupe publie son premier exercice positif en 2002. Il se développe vite et passe le cap des 10 millions de clients mobiles en 2009. Mais, en 2012, sa vie bascule : c'est l'irruption de Free dans le mobile.

Avec le lancement de forfaits sans engagement, à 2 et 20 euros par mois, l'ouragan Free, qui s'appuie sur une partie du réseau d'Orange, emporte tout sur son passage, à commencer par les marges de ses concurrents. De 2012 à 2014, Bouygues Telecom accumule des pertes de 48 millions d'euros. Le contraste avec les trois exercices précédents, où les bénéfices cumulés s'élevaient à 1,3 milliard, est saisissant. Dans le même temps, le revenu moyen mensuel par abonné passe de 43 à 24 euros. «  Contrairement à Orange, SFR et Free, Bouygues ne peut pas compenser les efforts dans le mobile avec les recettes du fixe, où il est peu présent », analyse Isabelle Denervaud, Associée chez Sia Partners.

Le perturbateur du marché

A l'instar de ses deux concurrents, Bouygues Telecom a eu du mal à anticiper l'onde de choc Free. «  Il y avait un changement de modèle économique, une évolution dans l'approche et l'accompagnement des clients qu'on a mal vu venir », regrette Bernard Allain, représentant de FO chez Bouygues Telecom. Face aux difficultés, la filiale du groupe de BTP, tente de réagir. Sur le plan des économies d'abord, avec des réductions de coûts et des suppressions de postes dès 2012. Sur le front de l'innovation ensuite. Autorisé à convertir les fréquences 1.800 MHz (2G) pour la 4G, Bouygues Telecom prend un vrai avantage, avec une couverture immédiate de 60 % de la population fin 2013. De quoi espérer une revalorisation de ses offres. Un espoir vite douché par Free, qui proposera la 4G au même prix que la 3G, poussant les concurrents à s'aligner.

L'échec du mariage avec SFR l'an dernier et du passage de quatre à trois opérateurs sonne comme une rupture de plus pour Bouygues Telecom. Contraint à une nouvelle restructuration et à de nouveaux licenciements, l'opérateur se résout à vivre en solo, tout en menant la vie dure à ses concurrents. Dans le fixe, il casse les prix et réussit à augmenter de 20 % le nombre de ses abonnés en un an. Dans le mobile, il accueille une partie des déçus de SFR. «  Bouygues Telecom est devenu depuis quelques mois le véritable perturbateur du marché », résume un expert du secteur. Un rôle qu'il entend bien continuer à jouer.


 

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Patrick Drahi veut recuperer plus de 10 milliards le réseau mobile Bouygues Telecom

21 Juin 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SFR, #ORANGE, #Bouygues Telecom, #FREE, #ARCEP

Patrick Drahi offre plus de 10 milliards pour s’emparer de Bouygues Telecom

L’insatiable patron de Numéricâble-SFR tente une nouvelle fois de racheter son concurrent. Il doit élaborer une offre très complexe pour obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence.

Bis repetita. Après plusieurs tentatives, Patrick Drahi se lance à nouveau à l’assaut de Bouygues Telecom. D’après le « JDD », l’insatiable patron de Numéricâble-SFR a carrément proposé à Martin Bouygues plus de 10 milliards d’euros ! Une somme énorme par rapport aux 8 à 8,5 milliards d’euros auxquels Bouygues est évalué par le marché. Quand bien même Martin Bouygues n’a cessé de dire ces derniers mois qu’il ne comptait pas vendre Bouygues Telecom, on peine à croire qu’il puisse refuser ce prix. L’opérateur doit réunir son conseil d’administration mardi pour examiner l’offre.

Pour convaincre le vendeur, Patrick Drahi a tout intérêt à lui apporter un deal ficelé. C’est-à-dire, prenant en compte tout ce que l’Autorité de la concurrence pourrait lui reprocher. En général, quand elle juge qu’un acheteur va devenir trop puissant, elle impose des cessions d’actifs pour préserver une saine concurrence sur un marché donné. Il faut donc envisager toutes les hypothèses pour être sûr d’obtenir le feu vert du gendarme de la concurrence. Celui-ci a déjà eu à examiner l’an dernier le rachat de SFR par Numéricâble. Si cette acquisition devait se doubler d’une autre concentration dans le mobile (SFR et Bouygues, donc), cela accroîtrait les risques anticoncurrentiels. L’hypothèse de rachat a déjà été très fraîchement accueillie par Emmanuel Macron qui a estimé que « la consolidation n’était pas souhaitable » (lire ci-dessous).

Ces dernières semaines, les discussions se sont intensifiées entre SFR, Bouygues et Free pour décider à quelle sauce Bouygues Telecom pourrait être mangé. Le seul acteur en mesure de racheter des actifs aujourd’hui, c’est Free. Pour ce dernier, qui poursuit la construction de son réseau, l’opération tombe à point nommé : le trublion des télécoms pourrait ainsi s’offrir le doublon du réseau Bouygues-SFR, soit une partie des fréquences, des antennes et, aussi, des boutiques de Bouygues Telecom. L’an dernier, lorsque Numéricâble et Bouygues se disputaient le rachat de SFR, Free avait offert 1,8 milliard d’euros pour le réseau et les fréquences de Bouygues Telecom. Cette fois-ci, le prix pourrait être sensiblement supérieur. Pour Patrick Drahi, cela lui permettrait d’alléger sa facture. Et de faire bonne figure devant l’autorité de la concurrence.

Tractations complexes

Reste Orange. Le numéro un du marché n’est pas en première ligne dans les discussions pour l’instant, mais il pourrait avoir une carte à jouer dans un second temps. Dans ce type d’opération, l’acheteur doit généralement s’engager sur le maintien de l’emploi. Difficile cependant, pour Numéricâble-SFR, de conserver tout le monde. Orange pourrait l’aider en reprenant une partie des salariés – l’opérateur a prévu de remplacer un départ sur trois sur les quelque 30.000 salariés qui doivent partir à la retraite d’ici 2020. Mais pas question d’être le dindon de la farce : Orange ne récupérera des salariés que si, parallèlement, il obtient une garantie de reprise d’activité. Cela peut être des boutiques, des clients, etc.

Les tractations devraient donc aller bon train dans les jours à venir. Patrick Drahi n’a pas de temps à perdre. Il veut profiter de la bonne santé des marchés financiers qui fait qu’aujourd’hui il est possible de lever de la dette assez facilement. Qui sait si, dans dix mois, on en sera encore là. De plus, il serait judicieux de se mettre d’accord sur un rachat avant de postuler à l’appel aux candidatures pour des fréquences 4G que va lancer en juillet l’Arcep. Si Bouygues et SFR doivent se marier, cela ne sert à rien qu’ils postulent pour des fréquences chacun de leur côté. Mieux vaut accorder les violons avant.

Drahi veut mettre la main sur le réseau 3G/4G pour combler le sous-investissement depuis des années dans les antennes mobiles de SFR. Cela lui permettra de relancer son business pack entrepreneur qui utilise principalement le réseau mobile.

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Altice, un groupe boulimique encore loin de l’indigestion

20 Mai 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #altice, #SFR, #Numericable, #orange, #Bouygues Telecom

L’homme d’affaires avale proie sur proie. Mais d’après ses calculs, il a la capacité de faire plus encore.

Jusqu’où ira-t-il ? Ceux qui l’ont côtoyé de près le disent tous : Patrick Drahi, le président d’Altice (maison mère de Numericable-SFR), n’a pas de limite, c’est un empire mondial qu’il est en train de construire, et on n’a encore rien vu ! La hardiesse du personnage surprend autant qu’elle bluffe : rien que l’année dernière il a avalé coup sur coup SFR, Virgin Mobile et Portugal Telecom . Si l’on y ajoute Suddenlink Communications, l’addition commence à être salée : plus de 30 milliards d’euros dépensés en seulement quelques mois.

La folie des grandeurs ? Pas vraiment. La méthode Drahi est rationnelle : il fait porter la dette sur les actifs rachetés, et table sur le cash flow délivré pour rembourser. Risqué ? Oui, car il faut être certain de générer l’Ebitda nécessaire au remboursement des banques chaque année. En clair, en cas de retournement économique, Patrick Drahi aurait du souci à se faire. Mais l’homme d’affaires, réputé pour ses montages financiers, ne laisse rien au hasard. Dans le cas du rachat de SFR, par exemple, la plus grosse opération de l’histoire d’Altice, il a contracté une dette long terme, le premier anniversaire de remboursement étant fixé à mai 2019. D’ici là, il ne paye que les intérêts. Il a aussi pris soin de négocier la quasi intégralité de la dette à taux fixe. Cela lui a coûté un peu plus cher, mais c’est le prix à payer pour s’offrir une certaine tranquillité.

A qui le tour ?

Globalement, la logique est simple : plus il fait des acquisitions, plus il s’enrichit et donc, plus il accroît sa capacité à rembourser ses dettes. A ce compte-là, on peut acheter sans limite ! Le seul verrou, c’est le ratio dette nette / Ebitda. La dette nette de Numericable est « capée » (plafonnée) à quatre fois son Ebitda, et à cinq fois pour Altice. La mère peut donc plus que la fille. Avec Suddenlink , la dette d’Altice a progressé de 0,2 point, atteignant 4,9 fois l’Ebitda : il n’est donc plus question de charger la bête. Il reste en revanche une marge de manoeuvre pour la fille, Numericable, dont la dette atteint 2,9 fois l’Ebitda. C’est ce qui fait dire à Dexter Goei, le bras droit de Patrick Drahi chez Altice, que l’opération Suddenlink « n’impacte en rien la capacité du groupe à procéder à d’autres acquisitions en Europe ».

Dès lors, à qui le tour ? Tous les regards sont tournés vers Bouygues Telecom, qui n'est pas à vendre, mais pour lequel Patrick Drahi n’a jamais caché son intérêt. Aussi incroyable que cela puisse paraître et si l’on s’en tient au discours des dirigeants d’Altice, le groupe pourrait ainsi très bien gérer en même temps quatre opérations : l’intégration de SFR dans Numericable, le rachat de Portugal Telecom (pas encore finalisé), celui de Suddenlink, plus une autre opération.

Augmentation de capital

« Après Suddenlink, la consolidation d’une partie du câble aux Etats-Unis ferait sens, au fur et à mesure de la baisse de la dette d’Altice », juge Vincent Maulay, analyste chez Oddo Securities. Réduire la dette pour les équipes de Patrick Drahi, ce n’est pas un problème : ce sont les spécialistes de la réduction de coûts. Il n’y a qu’à voir le travail fait sur Numericable fin novembre : en trois mois, le groupe a dégagé 200 millions de synergies soit, s’il tient cette cadence, un rythme annuel de près de 800 millions, contre un objectif de 1,1 milliard à horizon 2017 !

L’Ebitda renfloué, la dette peut baisser. Et tous les rêves sont permis : y compris celui consistant à racheter une proie plus grosse que soit, comme le géant Time Warner Cable avec qui Altice aurait commencé à échanger. 44,5 milliards de dollars de capitalisation boursière, contre 30 milliards pour Altice. Mais rien ne semble effrayer Patrick Drahi. Au besoin, Altice pourrait aussi procéder à une augmentation de capital, quitte à ce que ce dernier soit un peu dilué dans le capital, dont il détient aujourd’hui 60 %. Ce n’est pas un tabou.

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Création de la société Fibre de France en Avril

29 Mars 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Fibre optique, #Free, #SFR, #Numéricable, #Orange, #Bouygues Telecom, #Fibre, #Fibre de France

Les 4 plus grands du secteur de la téléphonie ont décidés de mettre en commun leurs forces.

Le 1 avril Orange, SFR numéricable, Bouygues télécom et Free vont créer une société commune Fibre de France pour objectif 100 % du territoire fibré en 2025

Démocratiser l’accès à Internet relève une des priorités politiques .. Et quand le sujet est abordé, la fibre optique pour tous apparaît comme une solution d'avenir qui va sortir la France de la crise économique.

Il y a deux ans, en plein débat sur la création de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, le Conseil constitutionnel affirmait que l’accès à Internet est un droit fondamental. Mais tous les Français ont-ils accès à Internet? La réponse est non.

Il existe des «zones blanches» où les habitants n’ont pas la possibilité d’accéder à Internet aussi facilement qu’en ville. Pour eux, il existe deux solutions: d’une part, les initiatives locales financées par des opérateurs privés et les collectivités territoriales (aidées très modestement par l’État) ; d’autre part les FAI par satellite ou WIMAX comme alternatives de désenclavement numérique. Si le simple fait qu’elles existent est remarquable, leur réalité économique ne permet pas la péréquation nationale.

Les milieux politiques de tout bord ont décidés de donner un coup d’accélérateur au haut débit en France
D’abord l’échéance à laquelle la France doit être couverte par te très haut débit (fibre, câble ou autre) financièrement accessible. Selon les propositions, cette date s’échelonne de 2017 (front de gauche) à 2025 (Plan France Numérique). en passant par 2020 (UMP) ou 2022 (PS). D’autres préfèrent ne pas se prononcer. Et c’est certainement le plus raisonnable, car certaines estimations plus réalistes parlent de 2030.

Contrôler les tarifs. Quelques propositions de candidat se recoupent: création d’un organisme d’État chargé de financer et de piloter les projets dans les zones peu ou moyennement denses; réalisation d’un cahier des charges à destination des opérateurs pour les inciter à investir partout en France (même là où ce n’est pas rentable), quitte à sanctionner les récalcitrants; et soutien des collectivités territoriales aussi bien financier que législatif. Reste à trouver … l’argent. Les candidats s’accordent également sur le fait qu’il sera nécessaire de contrôler les tarifs, notamment dans les zones très peu rentables. Car tous sont attachés à la péréquation des prix.

En effet, le groupement Fibre de France a décider de mettre des forfait ADSL sur ligne dégroupée est moins cher que sur ligne non dégroupée. Des tarifs base à 10 € / mois pour un accès Internet seul pour les personnes ayant un revenu modeste (bénéficiaires du RSA). Les opérateurs seront libre de fixer le prix, il s'étaleront de 30 € à 150 € en fonction de débit et des prestations demandés par les abonnées.

Les zones industrielles seront privilégiées pour que les entreprises accélèrent leur passage au tout numérique. Le gouvernement a donné comme objectif fin 2017.

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Création de la société Fibre de France en Avril
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free attaque bouygues

10 Mars 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Free, #Bouygues Telecom

Martin bouygues va peut être sortir des télécoms pour se recentrer sur ses metiers de bases  !!!

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Altice (numéricable+SFR) ouvert au rachat de Bouygues Telecom

21 Novembre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Numericable, #SFR, #Bouygues Telecom

 

Le siège de Bouygues Telecom à Issy-Les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en mai 2014.

Altice, maison mère du câblo-opérateur Numericable qui est sur le point d'absorber SFR, est ouverte au rachat de la filiale télécoms de Bouygues pour consolider un marché très concurrentiel, a déclaré jeudi son directeur général.

« A l'heure actuelle, nous sommes en train d'intégrer SFR, mais si nous recevons un appel de Bouygues vendredi, alors pourquoi pas ? », a dit Dexter Goei, cité par l'agence Dow Jones Newswires. « Il y a un grand potentiel de synergie » entre les deux entreprises, a ajouté M. Goei, qui s'exprimait à Barcelone lors d'une conférence sur les télécoms organisée par banque d'affaires Morgan Stanley.

Altice, groupe du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi, avait emporté SFR en avril à l'issue justement d'une bataille contre Bouygues, en offrant à Vivendi 13,5 milliards d'euros en numéraire, ainsi qu'un complément éventuel de prix de 750 millions d'euros.

Le groupe en cours de constitution « Numericable-SFR » s'est fixé pour objectif de devenir le « numéro un du très haut débit convergent », c'est-à-dire aussi bien pour les communications fixes que pour le mobile.

Un porte-parole de Bouygues a affirmé que « Bouygues Telecom met en œuvre une stratégie « standalone » [indépendante] pour être profitable et compétitif dans un marché à quatre opérateurs ». « Bien entendu, comme tous les acteurs, Bouygues Telecom reste attentif aux évolutions du marché », a ajouté ce porte-parole sous couvert de l'anonymat.

Bouygues Telecom, qui continue de souffrir d'une concurrence exacerbée sur le marché mobile en France, a indiqué le 14 novembre réviser à la baisse ses ambitions pour 2014 mais dit compter redevenir compétitif en 2016 grâce à sa réorganisation

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La mutualisation des réseaux entre SFR et Bouygues Telecom enfin sur les rails

31 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SFR, #Bouygues Telecom, #Numericable

SFR et Bouygues Telecom ont signé un avenant au contrat présenté en début d’année, qui permet de mieux préciser les contours du partage de réseaux.

Les grands chantiers du nouveau SFR sont enfin sur les rails. Alors que Numericable lance la dernière étape de l’acquisition de l’opérateur, la mutualisation des réseaux mobiles entre SFR et Bouygues Telecom entre aussi dans une nouvelle phase. Selon nos informations, les deux groupes ont signé vendredi dernier un avenant au contrat initialement conclu le 31 janvier 2014. Ce document valide le réajustement du design des réseaux partagés. Interrogé hier, Eric Denoyer, DG de Numericable-SFR, a indiqué « ne pas avoir d’informations encore très précises », mais confirme que « cette mutualisation peut désormais rentrer dans sa réalisation concrète ».

Lors de la signature de l’accord, en début d’année, SFR et Bouygues Telecom ne disposaient pas de toutes les données nécessaires à une définition très précise de la mutualisation. « Il y a beaucoup d’informations sur nos réseaux respectifs que nous avons pu échanger seulement après la signature, et qui ont par conséquent modifié, à la marge, l’architecture du partage. On sait désormais comment placer de façon la plus judicieuse les pylônes pour assurer la bonne couverture et densifier un peu plus le réseau », illustre un des acteurs. Concrètement, les travaux peuvent commencer. Dans les jours prochains, les deux groupes signeront le bail pour la création de la société commune qui aura à charge de gérer le patrimoine de sites partagés et d’optimiser son fonctionnement.

Multiples retards

La concordance des temps entre la signature de l’avenant, vendredi, et le feu vert donné lundi par l’Autorité de la concurrence au rachat de SFR par Numericable ne doit probablement rien au hasard. « Les deux événements sont liés, décrypte un expert du secteur. C’est parce que Numericable était satisfait des remèdes de l’Autorité qu’il était disposé à laisser SFR finaliser l’accord. Sinon, il aurait pu faire traîner les choses. » Ce qui n’aurait certainement pas arrangé les affaires de Bouygues Telecom, qui avait besoin d’avoir un accord ferme, au plus vite, du futur propriétaire de SFR. C’est désormais le cas.

La mutualisation vise à mettre en commun 11.500 antennes de SFR et de Bouygues Telecom sur une zone qui couvre 57 % de la population et plus de 80 % du territoire — les zones « peu denses ». Objectif : augmenter la couverture tout en réduisant les coûts. Les deux opérateurs détiennent 18.500 antennes sur la zone concernée. La première étape consistera donc à démonter les 7.000 antennes en trop. Chaque opérateur exploitera une partie du territoire pour le compte des deux.

Annoncé à l’été 2013, signé en janvier 2014, l’accord avait pris du retard dans sa mise en œuvre avec l’épisode du rachat de SFR, puis le plan stratégique de Bouygues Telecom. Une plainte d’Orange, pour qui ce contrat fausse la concurrence par les infrastructures entre opérateurs, a aussi ralenti les travaux. L’opérateur historique a finalement été débouté par l’Autorité de la concurrence le mois dernier.

Reste tout de même quelques détails à régler au niveau financier. Compte tenu des différences de déploiement dans la 4G entre SFR et Bouygues Telecom, ce dernier, bien plus avancé, chercherait à modifier en partie les termes financiers de l’accord, comme le révélait récemment « Le Figaro », alors que SFR pourra profiter pendant près de deux ans de l’itinérance 4G avec son partenaire. A ce sujet, Eric Denoyer a indiqué que « des accords vont être annoncés rapidement sans remettre en cause le contrat. Des ajustements vont être faits, mais je suis très confiant. »


 
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Aprés échec américain, le rachat de bouygues par free relancé

26 Octobre 2014 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SFR, #Numericable, #Bouygues Telecom, #free, #orange, #telecom

Après l'échec du rachat de T-Mobile US, on aurait pu penser qu'Iliad s'intéresserait de nouveau au cas de Bouygues Telecom. Mais pour le patron de Free, ce n'est plus d'actualité.

La semaine dernière, Xavier Niel a renoncé à son rêve américain. Le groupe Iliad - maison mère de Free - a fini par jeter l'éponge dans le dossier pour le rachat du quatrième opérateur mobile aux États-Unis.

Interrogé à ce sujet au micro d'Europe 1, le patron de Free n'adopte pas vraiment le point de vue de l'échec et considère que l'intérêt porté par Iliad à la filiale de Deutsche Telekom a fait prendre conscience à ce dernier que T-Mobile US est une " bonne affaire ". " C'est une société que Deutsche Telekom avait en vente depuis quatre ans et ils ont arrêté de la mettre en vente. "

De cette péripétie, Xavier Niel préfère retenir que " c'était très sympathique ". " On s'aperçoit qu'on est le seul acteur en France à chercher à avoir une expansion internationale. On avait mobilisé 41 milliards de dollars pour racheter cet acteur (ndlr : T-Mobile US). "

Le non-rachat de T-Mobile US par Iliad a cependant eu pour effet de faire rebondir le titre du groupe en bourse. Les analystes n'avaient pas été convaincus par les perspectives de cet hypothétique acquisition. Qui plus est, cela a relancé les rumeurs de consolidation du marché français des télécoms.

Sur ce point, Xavier Niel a indiqué que le rachat de Bouygues Telecom par Iliad n'est plus d'actualité et n'est pas un objectif. Plus exactement, à la question " est-ce que le rachat de Bouygues Telecom reste une actualité pour vous, reste un objectif ? ", Xavier Niel a répondu non sans s'étendre sur le sujet.

Les négociations secrètes ne se dévoilent pas. Mais la rumeur enfle !!!

Xaviel niel ne va pas se laisser distancer sans rien faire avec la fusion numéricable/SFR

 

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