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Informatique et télecoms
Articles récents

Michel Combes prend la présidence de Numericable-SFR

27 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #SFR, #Numericable

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Les secrets du smartphone doté d’une semaine d’autonomie

26 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Smartphone, #autonomie, #batterie

Une société britannique annonce avoir créé un smartphone capable de tenir une semaine sans être rechargé grâce à une pile à combustible.

L’annonce a retenti jusque dans les bureaux des spécialistes français de la pile à combustible. La société britannique Intelligent Energy, l’un des leaders mondiaux dans ce domaine, aurait mis au point un iPhone capable de tenir une semaine grâce à une alimentation à l’hydrogène. « Aurait », car aucune photo de l’appareil n’est encore disponible et seul le journal anglais « The Telegraph » a pu prendre l’objet en main.

Si le projet se confirmait, il s’agirait d’un véritable exploit : par rapport à un smartphone équipé d’une batterie Lithium-ion (une journée d’autonomie au maximum en utilisation intensive), ce nouveau système permettrait de tenir beaucoup plus longtemps et de se recharger en quelques secondes. Mieux, la mise en place de cette pile à combustible, que l’on retrouve dans certaines voitures ou dans les vélos électriques, ne nécessiterait pas de changement majeur sur le châssis de l’appareil.

Une prouesse crédible ? La question a été posée à Pierre Forté, directeur de Pragma industries, spécialisé dans les piles à combustible. « Oui c’est crédible. La société Intelligent Energy a récemment racheté les brevets du fabriquant de stylo BIC qui avait une branche de recherche et développement en piles à combustible portables. Cela a dû leur donner les moyens d’intégrer cette technologie à un iPhone », indique aux « Echos » Pierre Forté. Un avis partagé par Xavier François, ingénieur au sein d’un laboratoire de recherche sur la pile à combustible. « Cela fait quelques années que cette technologie existe. En 2000, on parlait déjà d’un Nokia avec une autonomie d’un mois. Sauf que l’on parle ici d’un dispositif bien plus intégré ».

Une industrialisation encore incertaine

Pour alimenter un smartphone en électricité, la pile à combustible contient de l’hydrogène qui, au contact de l’oxygène présent dans l’air, produit du courant. Mais « aussi de la chaleur et une petite quantité d’eau », précise Xavier François. Ce pourquoi la société britannique aurait percé de petites aérations à l’arrière de la coque de l’iPhone pour évacuer le tout sous forme de vapeur. « Le procédé est techniquement réalisable mais il faudra beaucoup de temps et d’investissements afin de pouvoir l’industrialiser », juge Pierre Forté.

« Avoir un démonstrateur, c’est une chose, faire un produit grand public, c’en est une autre », estime, pour sa part, Renaut Mosdale, président de Paxitech, autre société spécialisée. « Les annonces, en tant que scientifique, ça me laisse toujours un peu sceptique, donc j’attends de voir ». Selon lui, le délai de deux ans, annoncé par Intelligent Energy pour produire des versions grand public, est plausible. « La technologie des piles à combustible progresse cinq fois plus vite que celle des batteries traditionnelles et Intelligent Energy dispose de beaucoup de moyens financiers », souligne-t-il.

Reste la question du surcoût, difficile à évaluer pour le moment. Précédent

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Téléviseurs : la rentrée se fera sans prise Péritel

23 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #peritel

Téléviseurs : la rentrée se fera sans prise Péritel

Depuis 1980, un téléviseur vendu en France devait être doté d’une prise Péritel. Elle n’est plus obligatoire depuis le 3 juillet.

La Péritélévision aura tenu trois ans de plus que le Minitel. Rendue obligatoire sur tous les téléviseurs par un arrêté du 7 février 1980, elle devait à l’origine favoriser l’achat de magnétoscopes et de télévisions de marque française sur un marché fortement concurrencé par les fabricants asiatiques.

Trente-cinq ans plus tard, c’est la fin d’une époque : la célèbre prise n’est plus imposée aux constructeurs de télévision et, ce, depuis le 3 juillet. L’idée, soumise par le Medef un an plus tôt dans un document égrenant 50 mesures pour faciliter la vie des entreprises, se résumait en une phrase : « Le maintien de cette obligation n’a plus de sens depuis que nous sommes passés au tout numérique ». Le gouvernement a donc suivi cette recommandation avec son choc de simplification et a finalement abrogé la norme qui rendait les Péritels obligatoires.

Ce qui ne veut pas dire que l’ancêtre de la prise « HDMI » est à jeter aux oubliettes. Contrairement au Minitel , qui ne peut plus fonctionner depuis l’arrêt du réseau administré par Orange, la prise Péritel permettra encore de relier pendant des années magnétoscopes, lecteurs DVD et vieilles consoles de jeu à une télévision équipée.

Une mesure destinée aux entreprises

Difficile de dire si les constructeurs en profiteront pour faire quelques économies. « J’ai du mal à croire que ça va permettre de faire baisser les coûts, vu qu’une prise Péritel ne doit pas coûter plus de 10 centimes au constructeur », précise Jean Albert, dont la société Télé Secours est spécialisée dans la réparation de téléviseurs à Paris. En revanche, l’abandon du standard analogique devrait permettre de réduire encore l’épaisseur des écrans et de faire baisser le poids des produits. Si économies il y a, elles seront donc visibles sur le long terme et ne s’accompagneront pas de baisses de prix en magasin.

Pour le consommateur, en revanche, l’addition pourrait être plus salée. Il y a ceux qui devront numériser leurs cassettes pour pouvoir continuer de les lire. Quant à ceux qui acquerront une nouvelle TV tout en conservant d’anciens lecteurs, ils seront dans l’obligation d’acheter un adaptateur ou un convertisseur, avec des prix variant de 5 à 100 euros selon les modèles.

Même si l’obligation courait jusqu’à début juillet, les téléviseurs équipés d’une prise Péritel visible se faisaient de plus en plus rare en boutique. Et pour cause, les constructeurs avaient trouvé la parade en les remplaçant par des câbles faisant office d’adaptateurs. « Samsung avait déjà arrêté les Péritels classiques depuis un moment, mais les derniers téléviseurs Philips en disposent encore » témoigne Jean Albert. De quoi entretenir, pour quelques temps encore, la nostalgie.

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Google dévoile Marshmallow, la nouvelle version d’Android

18 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Android

Le géant du Net veut entretenir l’intérêt pour sa marque alors qu’Apple devrait bientôt officialiser l’IOS 9.

Présentée pour la première fois au public en mai 2015 sous le nom d’ Android « M » , la nouvelle version du système pour smartphone de Google s’appellera donc « Marshmallow », un nom de confiserie dans la tradition des précédentes versions (voir plus bas). Une annonce qui met fin au suspense sur le successeur d’Android Lollipop, le fleuron d’une marque qui totalise près de 80 % de part de marché dans les systèmes d’exploitation pour mobiles. Avec la sortie de Marshmallow à l’automne, Google veut entretenir l’intérêt pour sa marque Android à une période où Apple devrait officialiser son nouveau système : l’IOS 9 .

L’actuel Lollipop, sorti en novembre 2014, avait permis une refonte de l’interface graphique et l’apparition des notifications sur l’écran d’accueil. La sortie d’Android Marshallow sera, elle, l’occasion d’ajouter un système de reconnaissance d’empreinte digitale, fonctionnalité déjà présente chez Apple depuis l’IOS 7. Il permettra aux utilisateurs d’Android de déverrouiller leur smartphone mais aussi de se connecter à la boutique Google Play sans saisir de mot de passe. Une manière de télécharger des applications plus rapidement.

Des applications dont le contrôle sera simplifié. Grâce à Marshmallow, les permissions des programmes pour accéder à des données comme la géolocalisation pourront être gérées au cas par cas. Un point positif terni par l’arrivée de la sauvegarde automatique, qui consistera à enregistrer par défaut toutes les données personnelles dans le cloud . Autrement dit, sur les serveurs de Google.

 
 
Une version 6.0

Les premiers smartphones à être équipés de ce nouveau système devraient être deux modèles Nexus, la gamme produite par Google en partenariat avec deux constructeurs de mobiles, en l’occurrence Huawei et LG . Pour ce qui est des autres terminaux, la mise à jour se fera, comme d’habitude, au compte-gouttes.

Outre le système d’empreinte digitale et la nouvelle gestion des applications, la version 6 s’accompagnera d’un mode d’économie d’énergie plus efficace, l’un des points noirs sur la plupart des appareils, toutes marques confondues. Dans la même veine, un menu permettra de savoir quels sont les programmes consommant le plus de mémoire et l’espace occupé sur le mobile. Il y a une semaine, Google avait annoncé la relance de son système d’exploitation low-cost Android One, destiné à conquérir de nouveaux marchés dont le très convoité marché indien


 
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Windows 10 : déjà la troisième mise à jour

18 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #windows 10

Windows 10
 

Microsoft livre une nouvelle mise à jour de son dernier OS, trois jours seulement après la précédente. Le tout dans l’opacité la plus totale.

Le 14 août, Microsoft a dévoilé la troisième mise à jour de son dernier OS, Windows 10, sorti le 29 juillet dernier. Dans la description postée par le premier éditeur mondial (voir le bulletin KB3081438), Redmond rappelle que, désormais, chaque nouvel update de l’OS renferme tous les correctifs déjà publiés. « Si les précédentes mises à jour sont installées sur votre machine, seuls les nouveaux correctifs que renferme le dernier update seront téléchargés et installés », précise Microsoft. Pour l’éditeur, cette démarche basée sur des mises à jour cumulatives permet de s’assurer que l’ensemble du parc restera bien au même niveau, y compris les utilisateurs qui auraient raté une mise à jour. Même si, avec Windows 10, les utilisateurs individuels s’engagent, via l’accord de licence, à accepter toutes les mises à jour « sans notification supplémentaire ».

Le package KB3081438, renfermant des « améliorations des fonctionnalités de Windows 10 », est publié seulement trois jours après un précédent lot de correctifs conçus pour l’OS (lot étiqueté KB3081436). Redmond ne fournit aucune information sur les raisons qui le pousse à publier cet update quelques jours seulement après la disponibilité de la précédente mise à jour. Ce package corrige-t-il des problèmes apparus lors de la mise à jour du parc le 11 août ? Le correctif vient-il mettre un terme aux difficultés apparues avec la mise à jour de l’OS publiée le 5 août ? Microsoft reste muet sur ces questions, l’éditeur se contentant de donner la (copieuse) liste des fichiers systèmes corrigés ou améliorés. Et d’indiquer à la presse américaine que la mise à jour vient corriger des problèmes rencontrés par certains utilisateurs avec le Windows Store, même si nos confrères de ZDNet.com indiquent que, pour certains utilisateurs au moins, ces difficultés ont été résolues avant la publication de l’update.

Désactiver des jeux piratés

Le dernier OS de la firme, livré fin juillet, a reçu un accueil plutôt positif, même si la fermeté de la mainmise de l’éditeur sur l’OS inquiète certains utilisateurs. Même paramétré avec soin, l’OS continue à envoyer des données aux serveurs de Redmond, sans qu’on sache toujours très bien l’utilité de ces transferts.

Nos confrères australiens de PC Authority viennent par ailleurs de lever un autre lièvre. Selon les termes de la dernière version de l’accord de licence qu’impose Microsoft, l’éditeur se réserve le droit de désactiver des jeux piratés ainsi que des appareils « non autorisés » (sans plus de précision) sur votre PC, tablette ou téléphone mobile.

Microsoft nous prendre pour de bêta testeur.Il vaut mieux attendre début janvier pour passer eventuellement à Windows pour les particuliers

Pour les professionnels, il faut rester en Windows 7 PRO.

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Salariés déroutés, clients déserteurs, endettement: Drahi face au défi de SFR

17 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom

 

 

Les salariés de SFR ne reconnaissent plus leur groupe depuis que Patrick Drahi en a pris le contrôle. Pendant ce temps, les clients s’en vont. En un an, Numéricable-SFR a perdu 1,2 million d’abonnés. La direction minimise la situation, estimant qu’elle conserve les clients de valeur. Patrick Drahi peut-il parvenir à transformer son coup financier en succès d’entreprise ?

Ils n’y comprennent plus rien, ne savent plus pour quel groupe ils travaillent, ce qu’ils sont supposés faire. Lorsque Numéricable, propriété de Patrick Drahi, a pris les clefs de SFR le 27 novembre 2014, les salariés du deuxième groupe de téléphonie mobile en France espéraient retrouver enfin un horizon.

Cela faisait près de deux ans qu’ils avaient l’impression d’être dans un bateau sans pilote : Frank Esser, le patron historique de SFR, était parti, Jean-Bernard Lévy, le PDG de Vivendi, l’avait suivi et Jean-René Fourtou, le président du conseil de Vivendi, ne pensait qu’à les vendre. Le feuilleton à rebondissements de la cession avait encore prolongé l’incertitude. Aussi, les salariés attendaient avec impatience l’arrivée du nouveau propriétaire, qui pourrait leur redonner une direction, alors que la guerre fait rage sur le marché de la téléphonie mobile depuis l’arrivée du quatrième opérateur, Free, fin 2012.

Neuf mois plus tard, les salariés déchantent. Le changement s’est transformé en grand chambardement. La désorganisation est totale, à en croire certains salariés. « On a vu un commando [les syndicats les appellent les “men in black” — ndlr] débarquer chez nous. Ils ont agi avec une brutalité rare, mettant tout à terre, sans que l’on voie ce qui pourrait être reconstruit après », raconte Paul, ingénieur chez SFR depuis plus de dix ans.

 

En quelques semaines, le groupe a changé de monde. Reprenant les méthodes éprouvées de réduction des coûts, les équipes de Numéricable dépêchées chez SFR ont tout repris en main. Du jour au lendemain, la direction générale a été changée. Les 150 responsables du groupe qui avaient une autorité plus ou moins grande sur les services ont été privés de signature. Tout passant désormais par le filtre de cinq personnes, à peine.  

Tous les projets de développement, d’innovation ont été gelés. Les équipes sont l’arme au pied, ne sachant ce qu’il faut faire, travaillant sur des projets aussitôt abandonnés.« Moi, cela va. Je n’ai plus que quelques mois à patienter avant de partir en retraite. Mais que vont devenir mes collègues qui ont 40 ans ? », s’interroge Marie, elle aussi ingénieur.

 

Patrick Drahi s’était engagé, lors des négociations de rachat, à ne faire aucun plan social d’ici à 2016. Il respecte ses engagements à la lettre. Mais dans l’esprit ?« Tout est fait pour pousser les gens à partir d’eux-mêmes. Cela permet de supprimer des emplois sans même avoir à payer des indemnités de départ et de licenciement », dit Paul. Depuis la reprise, des salariés se sont retrouvés sans affectation, d’autres se sont vu proposer des mutations au sein du groupe mais en abandonnant leur contrat de travail et leur ancienneté.« Depuis l’automne, 250 salariés ont quitté SFR », dénonçait la CFDT du groupe en mai, dans un tract appelant à une journée de mobilisation.

Les sous-traitants et les fournisseurs de SFR ont été logés à la même enseigne. D’un seul coup, toutes les relations se sont dégradées, les factures n’ont plus été payées qu’avec retard, les contrats de prestation de service ont été renégociés à la baisse. Une pratique qui, semble-t-il, fait partie des usages au sein de Numéricable : selon une enquête de BFM, le câblo-opérateur a été condamné 12 fois pour factures impayées par le tribunal de commerce de Paris depuis 2008.

La situation est devenue si tendue que la presse spécialisée s’est fait l'écho des difficultés des sous-traitants. Pour leur éviter des représailles directes, Syntec Numérique, le syndicat qui regroupe les sociétés de services informatiques et de logiciels, a décidé de saisir le médiateur des relations interentreprises. « Tout est rentré dans l’ordre », assure aujourd’hui le porte-parole d’Altice. « Avec Cisco, par exemple », groupe américain qui avait menacé de couper ses services, faute d’être payé, « nous venons de passer un accord pour toutes nos entités ».

Interrogé par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale le 27 mai, Patrick Drahi a justifié le choix de méthodes dures. « SFR, c’était la fille à papa. Elle dépensait de l’argent mais ce n’était pas elle qui payait. (…) À la fin du mois, la maison mère payait sans regarder les dépenses de la jeune princesse (...) Sauf que le papa a changé. Et ma fille, elle ne fait pas comme cela. Avant de dépenser, je vérifie ce qu’elle dépense. Vous aviez une centaine de collaborateurs qui chaque matin pouvaient dépenser de 100 000 euros à 10 millions. Cela fait 12 milliards à la fin de l’année. Il a fallu remettre de l’ordre. On a retiré les pouvoirs et on l’a centralisé. C’était la seule façon de savoir ce qui se passait », expliqua-t-il alors devant les députés.

Créativité comptable

 Les clients n’ont pas plus été ménagés. En quelques mois, toutes les conditions de vente ont changé. Les forfaits ont été revus, des augmentations d'un euro par-ci, un euro par-là ont été décrétées sans augmentation des services. SFR a arrêté de promouvoir internet par ADSL pour ne plus parler que du câble, le point fort de Numéricable. Le groupe a freiné sur ses investissements et le développement de sa couverture 4G. La couverture de  réseau, selon l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes, n’est que de 53 %, loin derrière Orange et Bouygues Telecom.

© Arcep

Les récriminations des consommateurs contre les opérateurs de téléphonie sont devenues monnaie courante, face à l’opacité des offres et des pratiques du secteur. SFR n’a donc pas le monopole des mécontents. Néanmoins, le groupe semble être l’objet de critiques particulièrement nombreuses et vives, si l’on en croit un forum comme celui de60 millions de consommateurs. Offres incompréhensibles, surfacturations, service après vente défaillant, centres d’appels déménagés au Maroc ou au Portugal dans l’incapacité de répondre… tout cela évoque les pratiques passées de Noos et traduit une dégradation de la réputation commerciale. SFR, en tout cas, est un des premiers groupes français à faire l'objet d'une class action, autorisée depuis octobre 2014. L’association Familles rurales a lancé une action de groupe en mai contre l’opérateur, lui reprochant une communication trompeuse, vendant à des clients des offres 4G alors que celles-ci n’étaient pas disponibles sur les lieux où ils habitent.

Là encore, SFR-Numéricable se veut rassurant. Tout cela ne serait que des erreurs liées aux premiers mois de la prise de contrôle. Tout serait en passe de rentrer dans l’ordre.« Nous avons repris nos offres commerciales depuis juin », dit le porte-parole du groupe.

Il n’empêche, les chiffres sont là. En un an, SFR a perdu 1,2 million de clients pour tomber à 21,9 millions d'abonnés au mobile. Cette baisse a fait l’effet d’une douche froide auprès des salariés du groupe. Pourtant, la direction paraît en minimiser l’importance. « On nous a expliqué que ce n’était pas grave, qu’il s’agissait d’un nettoyage du portefeuille client, qu’on perdait les mauvais clients qui ne nous rapportaient rien, mais qu’on gardait les bons », raconte Marie, dubitative.

Alors que le marché de la téléphonie mobile a été profondément modifié en France depuis l’arrivée de Free et ses forfaits à deux euros, un certain nombre de clients ont abandonné le système des cartes prépayées pour basculer sur ces forfaits à bas prix. SFR comme tous les autres voient disparaître ce gisement d’abonnements. Mais est-ce seulement cela ? « Le marché de la téléphonie mobile est désormais en décroissance. La bataille sur les parts de marché est engagée depuis deux ans entre les opérateurs. Dans cette guerre, SFR paraît être pour l’instant le vivier dans lequel tous les autres vont puiser », dit un connaisseur du marché.

Plutôt que s’appesantir sur la perte des abonnés, la direction de Numéricable-SFR a préféré mettre en avant l’augmentation de recette par abonné (Arpu) et le redressement de ses comptes, lors de la présentation de ses résultats fin juillet. En dépit d’un chiffre d’affaires en baisse de 2,4 % sur un an, le groupe annonce un Ebitda (revenus avant frais financiers, impôts et amortissements et dépréciations) ajusté au deuxième trimestre en hausse de 19 % à 1 milliard d’euros et un retour aux bénéfices de 79 millions d’euros pour le deuxième trimestre, contre une perte de 116 millions d’euros sur la même période de l’année dernière.

Depuis des années, les entreprises développent une très grande créativité comptable pour se présenter sous le meilleur jour. Mais dans le cas d’espèce, Numéricable-SFR semble s’être surpassé. Bien que la définition de l’Ebitda soit déjà particulièrement souple, le groupe a décidé de créer sa propre définition, non agréée dans les normes comptables, comme il le rappelle : l’Ebitda ajusté. Pour le groupe, cela consiste à exclure certaines charges exceptionnelles. C’est ainsi que par reconstruction, Numéricable-SFR passe d’un résultat opérationnel de 662 millions d’euros à un Ebitda ajusté de 1,9 milliard d’euros au premier semestre (voir tableau).

Poursuivant dans l’art de la présentation, Numéricable-SFR peut ainsi écrire dans son communiqué que « le désendettement du groupe s’est poursuivi au deuxième trimestre avec un ratio de 3x et ce en dépit du rachat et de l’annulation de 10 % des actions de Vivendi en mai ». Dans un autre document, le groupe explique comment il arrive à ce fameux ratio. « La dette nette du groupe à fin juin était de 12,406 millions d’euros. Le ratio de dette nette sur Ebitda était de 3x sur la base de l’Ebitda du premier trimestre 2015 annualisé et incorporant 210 millions d’euros de synergies à court terme ». Des charges en moins d’un côté, des économies à venir mais déjà prises en compte de l’autre, le tout mixé sur une base annualisée. Bingo ! Le groupe va mieux que bien, comme disaient certains.

Et tout le monde applaudit. Le cours de Numéricable-SFR a augmenté de 6 % au cours de la séance suivant l’annonce des résultats. Des analystes financiers estimant que, malgré la guerre des prix dans le secteur, Patrick Drahi parvient à maintenir une rentabilité, en se focalisant sur des clients de valeur.

Toute cette gymnastique comptable, cependant, ne peut parvenir à masquer la situation financière tendue de Numéricable-SFR. Le groupe croule sous les dettes. Il a plus de 13 milliards d’euros de dettes au bilan pour 6,9 milliards de capitaux propres. Souscrite sur le marché du high yield américain, cette dette est en plus libellée en dollars et indexée sur les taux du Libor et de l’Euribor. En d’autres termes, la société court à la fois un risque de taux et un risque de change. Même si ce dernier semble limité puisque le groupe assure avoir souscrit une couverture lui garantissant un taux de change exceptionnel de 1,38 dollar pour un euro, alors que le cours est aujourd’hui à 1,10 dollar, sur toute la période de ses prêts.

Consolidation

Toute l’équation de l’avenir de SFR se trouve là : il lui faut dégager suffisamment de ressources pour pouvoir honorer ses dettes et celles de sa maison mère, contractées lors de son rachat. Les réductions de coûts et les économies sur les investissements n’ont qu’un temps, sous peine de dégrader profondément les services et d’accélérer la fuite des clients. Alors comment faire dans un marché déprimé, considéré comme le plus concurrentiel d’Europe ?  

La première réponse de Patrick Drahi a été identique à celle de tous ses concurrents. Leur analyse est simple : pour en finir avec la guerre des prix, il faut retrouver la situation d’avant la quatrième licence mobile et l’arrivée de Free, donc organiser une concentration pour revenir à trois opérateurs. Bouygues Telecom ayant échoué à reprendre SFR face à Numéricable, l’an dernier, c’est lui qui a été considéré comme le maillon faible du système, celui qui devait disparaître.

Dès l’an dernier, ses concurrents Orange et Free ont présenté à Martin Bouygues des offres de rachat. Elles ont été refusées. Début janvier, Patrick Drahi a à son tour approché le patron du groupe de BTP par l’intermédiaire de François Pinault. Malgré le refus de ce dernier, il lui a de nouveau fait parvenir une offre de 10 milliards d’euros en juin et s’est empressé de le faire savoir. Le conseil d’administration du groupe a repoussé à nouveau la proposition de rachat.

Comment imaginer qu’il aurait pu en aller autrement ? Bouygues Telecom est l’œuvre de Martin Bouygues dans le groupe. Il l’a restructuré, a accepté de perdre de l’argent pendant trois ans ans, a sacrifié sans grand état d’âme la branche énergie d’Alstom qui avait elle aussi besoin d’argent, pour pouvoir conserver son activité dans la téléphonie mobile. Alors que le groupe dit que la situation se redresse, il n’est pas prêt à tout lâcher.« Je suis l’acheteur naturel de SFR », a-t-il même lancé, bravache, au lendemain du refus de son conseil d’administration. « Si les créanciers de SFR ont des problèmes, qu’ils viennent d’abord me voir. » « Le dossier est clos », a déclaré de son côté, fin juillet, le directeur général d’Altice, Dexter Goei, estimant qu’une consolidation sur le marché français n’est pas « nécessaire ».

La deuxième voie tentée désormais est celle de l’augmentation du coût des abonnements. Le groupe cherche à amener les clients à accepter des forfaits plus élevés pour bénéficier de services supplémentaires, de troquer un abonnement internet de base par ADSL pour un abonnement au câble haut débit avec des chaînes et des services de téléchargement à profusion.

Était-ce à cela que Patrick Drahi pensait quand il a reprisLibération puis L’Express, et maintenant Nextradio ? « Le rachat de Libération et de L’Express, pour moi, se situe dans ce capitalisme d’influence français. Face à Xavier Niel qui a Le Monde, il peut dire qu’il a lui aussi ses journaux, qu’il pèse dans le paysage politique, où il n’était rien jusqu’à présent. En plus, il a enlevé une épine du pied au gouvernement. Car il n’y avait pas d’autre repreneur que lui pour Libération et L’Express. Mais en termes de développement pour Numéricable-SFR, c’est marginal, à mon avis. Je ne crois pas qu’offrir un abonnement à prix réduit à Libération ou L’Express dope les abonnements à très haut débit », dit un connaisseur du secteur. L’arrivée de Nextradio avec BFM et RMC pourrait, en revanche, être un élément de développement, selon lui, à la condition de développer d’autres offres thématiques, des services qui ne soient pas en clair.

Lors de l’annonce du rachat de Nextradio, Patrick Drahi n’en a pas dit beaucoup plus sur ses intentions. Il a tout juste précisé que c’est Alain Weill, le président de Nextradio et son nouvel associé dans l’aventure, qui aurait la responsabilité du développement du pôle média. Une nouvelle structure, Altice Contents, a été créée pour l’occasion. Elle doit recueillir les actifs de Nextradio, racheté à nouveau par endettement, et sans doute très vite après ceux de Libération et de L’Express.

La convergence, si chère à Jean-Marie Messier mais inapplicable à son époque (les technologies à haut débit n’existaient pas alors), revient ainsi chez SFR. Beaucoup d’opérateurs, qui ne veulent pas être de simples transporteurs mais avoir aussi accès à des marchés plus rémunérateurs, s’y essaient avec plus ou moins de bonheur. Orange a dépensé des millions pour créer des offres de télévision, sans que le résultat soit vraiment décisif. Plus récemment, Liberty Media, le groupe américain de référence pour Patrick Drahi, qui cumulait les activités médias et de câblo-opérateur, a décidé de scinder ses activités dans le câble et de les coter séparément.

Même si cette stratégie de la convergence réussit, ce ne sera que sur le long terme. En attendant, la bataille est d’abord sur le marché du mobile. Alors qu’il a repris SFR depuis six mois, il est impossible de tirer la moindre conclusion de ce début d’expérience. Dans dix-huit mois, la situation se sera considérablement éclaircie. Il sera alors possible de dire si Patrick Drahi est un véritable constructeur ou un simple financier qui a grandi à la vitesse éclair en accumulant des milliards de dettes.

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La technologie et les approvisionnements en tête des risques pour 2015

6 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Risk

Tendance Les risques liés aux technologies, à la chaîne d’approvisionnement et à la réglementation sont les préoccupations majeures des entreprises basées en Europe comme au Moyen-Orient et en Afrique

Ce qui fait peur aux risk managers en 2015 ? Selon le Baromètre des risques émergents (1) publié récemment par l’assureur ACE, ce sont avant tout les technologies (dont les cyber-attaques, les pertes de données et les interruptions d’activité suite à une défaillance du système) citées par 43 % des responsables interrogés, qui estiment aussi que c'est le risque qui peut avoir le plus grand impact financier sur leur activité au cours des deux prochaines années. Pourtant, ACE juge que les entreprises ciblent mal leurs efforts en la matière, en raison « d'une méconnaissance des sources de danger les plus probables ». Alors que « la violation des données clients peut avoir de lourdes conséquences sur les plans financier et réputationnel, elle constitue la préoccupation principale de seulement 23 % des sondés », cite l'assureur.

Le risque lié à la chaîne d’approvisionnement se place désormais au deuxième rang (31 % en 2015, contre 45 % l'an passé où il était au premier rang ). Les entreprises semblent aujourd'hui moins préoccupées par les interruptions d’activité provoquées par des catastrophes naturelles. Elles mettent l’accent sur les problèmes susceptibles de porter gravement atteinte à leur réputation, avec, en premier lieu, les pratiques de travail contraires à l’éthique. « Plus de six personnes interrogées sur dix (61 %) admettent ne pas toujours être en mesure de se porter garantes des normes déontologiques et commerciales adoptées par les sociétés auxquelles elles font appel », souligne ACE.

Des risques nouveaux, complexes et évolutifs

Au troisième rang, le risque « réglementaire et de conformité » réalise une montée en flèche cette année. Il est en effet invoqué par 27 % des participants alors qu'il n'apparaissait pas dans les derniers classements de l'assureur qui estime que « la réglementation devient une source de préoccupation croissante, les multinationales étant désormais confrontées à une mosaïque de régimes réglementaires sur l’ensemble de leurs marchés et territoires d’implantation ». Avec, selon 56 % des sondés, une mésestimation de ce risque par les dirigeants des groupes. Viennent ensuite les risques liés aux ressources humaines et à la situation géopolitique.

D'année en année, l'interconnexion des risques et leur rapide évolution semble de plus en plus importante. « Les entreprises européennes évoluent désormais dans un environnement caractérisé par des risques nouveaux, complexes, qui évoluent à un rythme très rapide et qui n’entrent plus dans les classifications établies », résume Andrew Kendrick, président d’ACE European Group. Pour y faire face, les responsables interrogés sont prêts à s'appuyer sur leurs assureurs : à 82 % pour les risques technologiques et à plus de 80 % pour les autres risques majeurs. Toutefois, l'offre n'est toujours pas à la hauteur : selon 45 % des responsables interrogés pour le risque technologique et pour 28 % d'entre eux pour les risques liés à la chaîne d'approvisionnement ou aux ressources humaines.

(1) – Réalisé auprès de 500 entreprises d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique, le Baromètre ACE des risques émergents présente des informations et des statistiques détaillées sur l’ensemble de ces risques, des données sectorielles et un commentaire approfondi sur la gestion des risques émergents.

Risques suscitant actuellement les plus grandes préoccupations pour les entreprises en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique :
- Technologie : 43 %
- Chaîne d’approvisionnement : 31 %
- Régulation et conformité : 27 %
- Ressources humaines : 26 %
- Géopolitique : 25 %
- Réputation : 21 %
- Responsabilité des dirigeants : 18 %
- Responsabilité environnementale : 15 %
- Catastrophes naturelles : 15 %
- Terrorisme, violence politique : 14 %
Source : ACE.

 

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Apple : pourquoi la capitalisation boursière a fondu

5 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom

 

Depuis le 20 juillet, l’action du groupe de Cupertino a perdu 13,2%. Explications.

Simple trou d’air ou tendance baissière durable ? Depuis un peu plus de deux semaines, l’action d’Apple est chahutée à Wall Street et s’est dépréciée de 13,2%, réduisant la capitalisation boursière de la firme à la pomme de près de 777 milliards de dollars à quelque 675 milliards. Comme le soulignait l’agence Reuters mardi, le titre a enchaîné cinq séances consécutives de baisse, une première depuis le mois de février.

L’action a connu un premier coup dur lors de la publication des derniers résultats trimestriels du groupe de Cupertino alors que chiffre d’affaires et rentabilité étaient plus élevés qu’attendus. L’explication ? La gamme de smartphone représente 63% des revenus d’Apple.

Résultat, tous les observateurs ont les yeux rivés sur les chiffres de ventes et le moindre contre-coup ou signe de faiblesse est sanctionné, manu militari, en Bourse. Le 20 juillet, Apple a annoncé avoir écoulé plus de 47 millions de smartphones d’avril à juin, soit une hausse de près de 35% sur un an .

 
Doutes sur l’Apple Watch

Mais cela représentait aussi une baisse de 22% par rapport au trimestre précédent. Et ce volume était également moins élevé que les 49 millions pronostiqués par les observateurs de Wall Street. Sans compter que Tim Cook a fait savoir que les revenus du trimestre en cours seraient inférieurs de 1 à 2 milliards aux projections des analystes financiers.

Commercialisée fin avril, l’Apple Watch était l’autre attraction de ces résultats trimestriels. Une attente à laquelle la firme de Cupertino a répondu en ne divulguant aucune donnée sur les volumes de ventes , entretenant les doutes son sujet alors que le marché attend toujours « The Next Big Thing » qui sera capable d’être un réel relais de croissance aux smartphones du groupe.

Perte de leadership en Chine

Depuis, les mauvaises nouvelles n’ont fait que se succéder. La semaine dernière le cabinet IDC a souligné que les ventes de l’iPad avait dégringolé de 17,9% sur un an , alors que le marché reculait de 7% et enregistrait sa troisième chute trimestrielle consécutive.

Ce lundi, Apple a aussi perdu le leadership en Chine et s’est fait doubler par Xiaomi et Huawei dans le secteur des smartphones. Même si ses ventes ont augmenté de 85% sur un an, les observateurs s’inquiètent de ce recul, au niveau des parts de marché. Mais aussi et surtout de sa saturation alors qu’il a tiré la croissance du groupe lors des trimestres précédents et qu’ Apple y vend aujourd’hui plus d’iPhone qu’aux Etats-Unis .

Un ralentissement sectoriel qui se double d’inquiétudes macroéconomiques concernant le pays qui peine à relancer la consommation. «  On le voit aussi avec BMW et Toyota , il existe une crainte que les produits de luxe et /ou premium s’y vendent moins bien », souligne Leslie Griffe de Malval, analyste et gérant chez Fourpoints.

 
Bank of America abaisse sa recommandation « d’acheter » à « neutre »

L’établissement bancaire a annoncé ce mercredi avoir abaissé sa recommandation sur la firme à la pomme « d’acheter » à « neutre » et réduit de 142 à 130 dollars son objectif de cours. Bank of Amercia a notamment justifié sa décision en soutenant que si, concernant l’action du groupe de Cupertino, « l’opportunité à long terme reste significative, nous (la banque) anticipons (e) une pression, à court terme, sur le titre ».

L’iPhone 6S bientôt en piste

Pour couronner le tout, un analyste de chez Bernstein Research a assuré, le week-end dernier, qu’un fournisseur majeur de la firme de Cupertino était soucieux concernant la première smartwatch du groupe. La raison ? le volume de production serait inférieur à 2 millions par mois et ne lui permettait pas d’atteindre son seuil de rentabilité . Ce qui indique que les ventes devraient être inférieures à 20 millions sur 2015, loin des prévisions avant son lancement.

Résultat, l’« l’iPhone-dépendance » du groupe est plus que jamais de mise et soulève des interrogations alors que l’iPhone 6S et l’iPhone 6S Plus sont attendus pour septembre . « Cela ne sera pas un nouveau modèle comme l’iPhone 6, mais plus une évolution de celui-ci. Il existe une crainte que la comparaison soit difficile et les ventes moins hautes même si Apple fait valoir qu’une grande partie de son parc de clients n’a pas renouvelé son appareil dernièrement et ne devrait plus tarder à le faire », note Leslie Griffe de Malval. La course vers la capitalisation boursière à 1.000 milliards de dollars semble mal embarquée mais rien n’est encore joué.

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swatch Apple prévisonnel de vente très en dessous des attentes, pourquoi ?

2 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #swatch, #Apple, #Apple Watch

swatch Apple prévisonnel de vente très en dessous des attentes, pourquoi ?

Le volume de production de la montre connectée ne permettrait pas à un des fournisseurs du groupe de Cupertino d’atteindre son seuil de rentabilité, croit savoir le « Wall Street Journal. »

Chez Apple, le choix a été fait de ne voir que le côté plein du verre en ce qui concerne sa première montre connectée. Lors de la présentation de ses derniers résultats trimestriels , les hauts gradés de la firme à la pomme ont répété, à l’envi, que les débuts de l’Apple Watch étaient des plus convenables. Tim Cook, en personne, a assuré que la smartwatch avait connu « un super démarrage » et que les ventes avaient « dépassé leurs projections internes ».

Pourtant, la firme à la pomme avait choisi, ce jour-là, de jeter un voile sur le volume des ventes de sa montre connectée en intégrant celles-ci dans la catégorie « Autre produits » qui compte également celles de l’iPod et des abonnements à Beats Electronics.

75% de parts de marché

Un silence qui avait semé le doute parmi les observateurs du secteur high-tech, d’autant Apple aurait eu tout intérêt à mettre les choses au clair si les ventes avaient bien été au rendez-vous. Deux semaines auparavant, une étude du cabinet MarketWatch soutenait, en effet, que les ventes de la smartwatch s’étaient effondrées de 90% au cours des dernières semaines.

Plus récemment, le cabinet Strategy Analytics a soutenu que la firme à la pomme avait écoulé 4 millions d’exemplaires de l’Apple Watch au cours du deuxième trimestre de l’année 2015 et s’arrogerait 75% des parts du marché des montres connectées loin devant Samsung (7,5% avec 400.000 ventes).

Un volume qui s’avère, à première, vue, correcte d’autant que la montre connectée n’a été commercialisée que fin avril, uniquement dans 9 pays et n’était pas disponible dans les Apple Stores lors des premières semaines d’exploitation, en raison notamment d’un souci de production .

Moins de 2 millions d’unités produites par mois

Pourtant, l’un des fournisseur majeurs d’Apple s’inquiéterait de ce volume de ventes. Selon Mark Li, analyste chez Bernstein Research, une filiale du groupe taïwanais Advanced Semiconductor, qui fournit certains composants de la montre connectée , ne parviendrait pas à atteindre son seuil de rentabilité en raison du niveau de production trop faible de la smartwatch, rapporte le « Wall Street Journal » .

Cette société, qui s’occupe notamment du processeur S1 permettant de faire tourner l’Apple Watch, aurait confié qu’elle n’aurait pas atteint le volume de production de 2 millions d’unités par mois, son seuil nécessaire pour être rentable, au cours du deuxième trimestre.

Plus inquiétant, la filiale estimerait que ce volume ne sera pas atteint non plus lors du troisième trimestre alors même que celui-ci est habituellement le plus chargé de l’année, en termes de production, puisqu’il précède la période de fin d’année où les ventes sont les plus élevées.

Et pronostique que le volume de 18 millions, au niveau de la production, sur lequel elle tablait, ne sera pas atteint sur l’année. Un chiffre bien loin des prévisions de la banque Morgan Stanley qui soutenait qu’Apple écoulerait 36 millions de modèles dès 2015.

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Des smartphones de plus en plus vulnérables

31 Juillet 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Smartphone, #virus, #banking, #Eset

Ne jouer pas avec vos données stratégiques ou personnelles !!!

« Avec l’essor du m-banking, les mobinautes deviennent des proies de choix »,

De la gestion des comptes bancaires, aux achats en ligne, en passant par les applis de rencontre... Ces dernières années, les smartphones sont devenus les supports de référence pour quantité de données personnelles et professionnelles sensibles. Logiquement, ils constituent donc des cibles de choix pour les hackers et cybercriminels. Et en particulier les terminaux sous Androïd, le système d'exploitation de Google. Et pour cause : selon le cabinet IDC, ils représentent plus de 81% des terminaux écoulés en 2014, à 1,059 milliard d'unités.

D'après une étude publiée en octobre 2014 par Kaspersky Labs avec Interpol, l'organisation policière internationale, 588.000 utilisateurs d'appareils mobiles sous Androïd ont été victimes d'attaques visant leurs informations bancaires sur un an. Dans son enquête, la société de sécurité informatique affirme que ce chiffre est « six fois » plus important qu'au cours des douze mois précédents. Plus globalement, au début d'année, une étude d'Alcatel Lucent, basée sur les données de sa division Mobile Security Labs, a évalué que 16 millions d'appareils mobiles auraient été infectés en 2014, en hausse de 25% sur un an.

L'essor du m-banking

Sans pour autant minimiser ces chiffres - qui émanent en outre de sociétés spécialisées dans la cybersécurité -, seule une très faible proportion des terminaux est concernée par ces attaques. Il n'y a donc pas, pour l'heure, matière à tirer la sonnette d'alarme. Directeur de la stratégie au cabinet Lexsi, spécialiste en cybersécurité, Jérôme Robert en convient : « Il faut savoir raison garder... »

Toutefois, d'après lui, il ne fait aucun doute que les pirates vont à terme concentrer leurs attaques sur les smartphones. « Avec l'essor du m-banking, les mobinautes deviennent des proies de choix », indique-t-il. Il faut dire que sur ce créneau, les applications sont en plein boom. En témoigne Orange, qui veut lancer l'année prochaine une banque en ligne 100% utilisable sur mobile.

De fausses applications

Dans son secteur banque-assurance, Lexsi compte une cinquantaine de gros clients en France et Europe. Ses experts surveillent la Toile et les milieux de hackers pour identifier des fraudes diverses, comme une usurpation de marque visant à récupérer les données bancaires des particuliers. « Concernant les fraudes mobiles, on a lancé 130 alertes à nos clients l'an dernier, contre 63 en 2013 », constate Jérôme Robert.

Sur les smartphones, les cybercriminels se montrent particulièrement inventifs pour mettre le nez dans le terminal d'autrui. Jérôme Robert prend l'exemple de fausses applications téléchargeables sur des équivalents de Google Play ou Apple Store, et qui permettent au pirate d'accéder aux données des individus. Mais les cybercriminels peuvent également exploiter les failles de sécurités des systèmes d'exploitation.

Des menaces parfois invisibles

A ce sujet, la société de sécurité Zimperium a jeté un pavé dans la mare. Dans un billet de blog publié lundi, elle affirme avoir trouvé une faille sur Androïd. D'après la société, celle-ci pourrait permettre à des pirates informatiques de prendre le contrôle d'un smartphone via un MMS, c'est-à-dire un texto incluant une vidéo ou autre contenu multimédia. Sur son blog, Zimperium, qui a en amont averti Google du problème, explique :

« Les attaquants n'ont besoin que de votre numéro de téléphone, et en l'utilisant ils peuvent exécuter des programmes à distance via un fichier spécifiquement conçu pour cela et délivré par MMS", un texto incluant des contenus multimédia comme de la vidéo. »

Plus précisément, la faille repose sur une fonctionnalité baptisée « Stagefright ». Celle-ci pré-télécharge automatiquement les extraits vidéo attachés à des textos, pour éviter à leurs destinataires d'avoir à attendre pour les regarder. Cela rend la faille particulièrement dangereuse, puisqu'un programme malveillant peut du coup être caché dans une vidéo, laquelle sera donc activée même si le destinataire n'ouvre pas le message en tapotant dessus. Pis, le propriétaire du smartphone pourrait même n'avoir aucune idée de ce qui lui arrive, si jamais le virus est configuré pour effacer le message après avoir pris pied dans le terminal. Face à ces menaces, les sociétés de cybersécurité, elles, se frottent les mains. D'après Gartner, les dépenses mondiales dans la sécurité informatiques vont progresser de 8,2% en 2015, à 77 milliards d'euros

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