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Informatique et télecoms
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Piratage des panneaux de signalisation à Lille

9 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom

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Les montres connectées passent à l’offensive, alors qu’elles peinent à décoller

6 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Samsung, #LG, #Asus, #Motorola, #Huawei, #montre connectée

Les montres connectées passent à l’offensive, alors qu’elles peinent à décoller

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Huawei, Samsung, LG, Asus, Motorola sont tous sont venus parader à l’IFA avec leurs modèles. Les ventes mondiales pourraient être quatre à huit fois plus importantes que l’an dernier.

Elles servent à lire des SMS, répondre au téléphone, surveiller son rythme cardiaque et probablement bientôt à ouvrir la porte de votre maison ou encore à entrer dans le métro. Les montres connectées comptent cette année parmi les stars de l’IFA. Huawei, Samsung, LG, Asus, Motorola, tous sont venus parader avec leurs modèles à la grand-messe de l’électronique aux plus de 200.000 visiteurs, qui a ouvert ses portes au grand public, vendredi, à Berlin.

Il faut dire que les prévisions pour ce nouveau marché sont prometteuses. Elles vont de 20 millions de montres connectées vendues dans le monde cette année (Forrester) à, carrément, 40 millions (Gartner), soit entre quatre et huit fois plus que l’an dernier. Rien qu’au deuxième trimestre, Strategy Analytics estime qu’elles ont été multipliées par cinq par rapport à un an plus tôt, atteignant les cinq millions d’unités. Et IHS en prévoit plus de 100 millions en 2020.

Des chiffres qui laissent songeur, alors que jusqu’ici le marché n’a pas vraiment décollé. « On ne s’attendait pas non plus à une explosion, c’est un marché récent », relativise Stéphane Curtelin, directeur marketing France de LG. Surtout, l’Apple Watch est passée par là et c’est elle qui pourrait lancer le marché, quand bien même la firme à la pomme ne l’a pas inventé.

Samsung n’a pas dit son dernier mot

Depuis son lancement en avril , elle capterait la majorité du marché (75 %) , loin, très loin devant Samsung (8 %). Mais le coréen n’a pas dit son dernier mot, lui qui vient de dégainer sa Gear S2. « On est convaincu que ce marché va se développer très fort », assure Jean-Daniel Ayme, vice-president mobile de Samsung Europe. La montre connectée sera probablement l’un des objets vedettes des fêtes de Noël.

« Apple a réussi à créer une montre alors qu’avant c’était un simple produit électronique », fait valoir un acteur de la « tech ». Depuis, le produit fait de moins en moins figure de gadget. Les derniers modèles présentés à l’IFA le prouvent, rivalisant d’initiatives pour convaincre de leur utilité. Les montres soignent en outre leur design, parce qu’une montre, c’est avant tout un bijou. Certains la vendent même en dehors des circuits traditionnels de la « tech » : les Galeries Lafayette pour l’Apple Watch et une bijouterie pour la Huawei Watch.

Du haut de gamme, donc, avec des prix commençant le plus souvent autour de 300 à 400 euros. Ce qui reste cher pour démocratiser le nouveau produit. « Aujourd’hui, on adresse encore des early adopters mais les initiatives se multiplient. Le marché va commencer à s’ouvrir l’année prochaine », selon Denis Morel, vice-président terminaux de Huawei France.

Montre connectée de demain

Signe d’un futur élargissement : de plus en plus de nouveaux modèles, comme la Huawei Watch et la Gear S2, sont compatibles avec des smartphones d’autres marques concurrentes, contrairement à l’Apple Watch qui reste, elle, dans son système fermé.« On a réalisé que l’on ne pouvait pas tout faire tous seuls », admet Younghee Lee, la patronne du marketing global de Samsung pour les mobiles. Face à ces offensives, Apple a décidé d’élargir la distribution de son Apple Watch jusqu’ici réservée à ses boutiques et une poignée de magasins.

Difficile cependant de dire si demain la montre connectée pourrait devenir un objet aussi indispensable que nos smartphones. On en est bien loin encore. Pour Gartner, les entreprises « tech » vont vendre 40 fois plus de mobiles que de montres connectées cette année ! En France, il ne se serait vendu que quelques dizaines de milliers de pièces. « On pense que le marché est prometteur à condition que le produit soit simple à utiliser et qu’il dispose d’une autonomie renforcée », plaide David Eberlé, président de Samsung France.

Preuve qu’ils croient en l’avenir de ce marché, plusieurs fabricants travaillent déjà à la montre connectée de demain qui possédera une carte Sim totalement intégrée. LG proposera la sienne dès la fin de l’année en Corée. « Aujourd’hui, les montres connectées sont de simples accessoires de nos smartphones. L’étape d’après c’est la montre autonome qui permet par exemple d’accéder à internet directement, et plus via le smartphone », résume Antonios Maroulis, analyste chez HIS

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Les banques se mobilisent face à l’envol de la « fraude au président »

6 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Fraude bancaire, #faux virement

Les entreprises françaises sont victimes de tentatives de fraude quotidiennes par usurpation d’identité.

En cette rentrée, lors de l’Université d’été du Medef, le pavillon des TPE/PME a fait venir un représentant des banques pour sensibiliser les entreprises à la « fraude au président ». Face à la croissance exponentielle depuis 2014 de ces escroqueries par virements frauduleux , les banques françaises ont en effet décidé de se mobiliser.

« La fraude au président représentait début 2015 plus de 400 millions d’euros de dommages pour les entreprises qui en ont été victimes. Les tentatives –et les réussites- sont désormais quotidiennes. Au départ il s’agissait plutôt de sociétés du CAC 40, parce qu’elles sont plus faciles à cerner par les fraudeurs, mais aujourd’hui les PME et les TPE sont également touchées », souligne Willy Dubost, directeur du département des systèmes et des moyens de paiement à la Fédération bancaire française (FBF).

« Ce qui est nouveau, c’est la systématisation avec laquelle on attaque les entreprises françaises. Cette fraude progresse très vite, mais on le sait peu car les entreprises évitent de communiquer sur le sujet », renchérit Marc Espagnon, responsable de la direction des moyens de paiement chez BNP Paribas en France.

Une mise en garde à grande échelle de leur clientèle

Même si les banques déclinent toute responsabilité dans les cas de fraude au président, il devenait donc urgent d’agir. « Les banques cherchent par tous les moyens à protéger leurs clients entreprises, car le coeur de la relation bancaire est basée sur la confiance. Et comme les organisations criminelles cherchent les failles chez tous les acteurs, nous devenons de fait les multi-propriétaires de l’image de cette fraude. Les banques doivent être vigilantes, mais les entreprises doivent également faire des efforts en sensibilisant l’ensemble de leurs équipes », poursuit Willy Dubost.

 

La « fraude au président », qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’une escroquerie qui consiste à « convaincre le collaborateur d’une entreprise d’effectuer en urgence un virement important à un tiers pour obéir à un prétendu ordre du dirigeant, sous prétexte d’une dette à régler, de provision sur un contratetc », comme l’explique « Service-public.fr » , le site officiel de l’administration française. 

La mise en garde à grande échelle de leur clientèle constitue donc l’axe principal du plan de bataille des banques. « Depuis le printemps, nos experts en cash management et nos chargés d’affaires rencontrent tous nos clients entreprises pour établir un diagnostic des risques, indique Marc Espagnon. Nous leur expliquons que la fraude n’arrive pas qu’aux autres et les incitons à sensibiliser leur personnel : se protéger des mails douteux, éviter de communiquer des informations sur l’entreprise au téléphone, même au niveau du standard. Nous leur conseillons également de séparer les pouvoirs de signatures sur 2 collaborateurs et de définir des procédures de contrôle lors des changements de coordonnées bancaires des bénéficiaires de virements ».

Une "cellule de vigilance" chez BNP Paribas

BNP Paribas dispose en outre d’une « cellule de vigilance », similaire à celle dédiée à la fraude sur les cartes bancaires, qui « score » les transactions en fonction du profil du client. Cette cellule cherche par exemple à repérer les virements à destination de pays exotiques.

La Société Générale organise de son côté des petits déjeuners en agence avec des clients entreprises autour de la fraude, en associant parfois les forces de l’ordre. La banque propose surtout un outil spécifique pour les fraudes par « malware » : une clé « e-sécure ».

« Cette clé crée un canal sécurisé entre le système de l’entreprise cliente et la Société Générale : dans le cas d’une fraude par malware, le virus permet à l’escroc de prendre la main sur l’ordinateur du client, mais pas sur la clé e-secure. Il est ainsi possible de bloquer les virements frauduleux », explique Vincent Bouetel, responsable sécurité du réseau France Société Générale

 

 

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Apple. iPad et iPhone : 225 000 comptes débloqués piratés par un virus

2 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Apple, #virus

  Des chercheurs en sécurité informatique ont identifié un nouveau virus, KeyRider, qui s'attaque aux iPhone et iPad débloqués en installant des applications non approuvées.

La société de sécurité informatique américaine Palo Alto Networks n'hésite pas à déclarer sur son site que c'est tout simplement au « plus grand vol connu de comptes Apple causé par un virus » que les utilisateurs d'iPhone et d'iPad sont confrontés.

Le responsable ? Le virus KeyRider, que la firme a identifié après une enquête réalisée avec WeipTech, un groupe technique amateur réunissant des fans d'Apple en Chine.

Plus concrètement, le virus fonctionne en interceptant les communications de l'appareil avec iTunes, la boutique de musique en ligne d'Apple. Il vole et partage ensuite des informations d'achats à l'intérieur d'applications et désactive la fonction de déblocage de l'iPhone ou de l'iPad.

Résultat : KeyRaider a déjà réussi à voler « plus de 225 000 comptes Apple valides » avec leurs mots de passe, qui ont été retrouvés stockés sur un serveur, précise Palo Alto Networks.

Achats frauduleux et extorsion de fonds

Les conséquences concrètes pour les victimes de ce piratage sont multiples. Certaines ont constaté des achats anormaux, d'autres ont vu leur appareil bloqué par des pirates qui leur ont demandé une rançon.

Des consommateurs de 18 pays ont été touchés dont la Chine, la France ou encore les États-Unis (lire encadré).

Apple, par la voix d'un de ses porte-parole, s'est voulu rassurant en indiquant que le géant américain de l'informatique avait « pris des mesures pour protéger ceux affectés par le problème, en aidant les propriétaires à réinitialiser leurs comptes (en ligne) iCloud avec un nouveau mot de passe ».

Des utilisateurs originaires de Russie, du Japon, du Royaume-Uni, du Canada, d'Allemagne, d'Australie, d'Israël, d''Italie, d'Espagne, de Singapour et de Corée du Sud ont également été victimes du virus.

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Les fraudes bancaires aux particuliers ont explosé depuis 2010

2 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Carte blue

 

Selon l’Observatoire national de la délinquance, les escroqueries bancaires aux particuliers ont progressé de 67 % entre 2010 et 2013.Les montants en cause restent relativement faibles.

Voilà des chiffres de croissance dont les banques se passeraient volontiers. Selon une étude publiée mardi par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), le nombre de ménages touchés au cours des douze derniers mois par un « débit frauduleux » est passé de 501.000 en 2010 à 840.000 en 2013, soit une hausse de 67%. Selon le rapport, la part des ménages touchés par ces escroqueries est ainsi passé de 1,8 % en 2010 à 3 % à fin 2013. Ces chiffres sont basés sur un panel de ménages, et les résultats sont ensuite extrapolés sur l’ensemble de la population. Ils ne reposent donc pas sur des plaintes auprès des forces de l’ordre.- qui reposent sur le préjudice réel subi et constaté sur l’ensemble de la chaîne de paiement- relèvent une légère baisse de la fraude sur la carte de paiement.

Fraude, mode d’emploi

Vous avez dit escroquerie ? Les auteurs de l’étude la définissent comme tout débit (retrait, achat en ligne, virement...) réalisé depuis le compte de la victime au moyen d'informations bancaires « obtenues frauduleusement »...C’est ici que les choses se compliquent. Car le « mode opératoire » (pour reprendre le jargon policier) reste lui particulièrement flou.
- Près de 60 % des victimes déclarent ignorer comment les données bancaires leurs ont été subtilisées. 
- 14,2 % des foyers disent avoir été escroqués à la suite d’un achat effectué en ligne.
- Pour 6,8 % des ménages, leurs informations bancaires ont été dérobées dans un commerce traditionnel.
- 5 % des répondants pensent avoir été épiés lors d’un retrait d’argent à un DAB. 
- Des techniques plus sophistiqués sont évoquées dans 4,8 % des cas (usurpation de la banque par mail ou par téléphone, piratage des fichiers clients) 

Comment expliquer une telle envolée des chiffres ? L’accroissement du commerce en ligne, l’ouverture de plus en plus large des systèmes de paiement au-delà des acteurs traditionnels ouvrent le jeu et posent au moins la question de la vulnérabilité du système de paiement (voir ci-dessous). Ainsi, 14,2 % des répondants estiment avoir été piégés « à la suite d’un achat effectué en ligne sur Internet ». Mais les ménages interrogés ignorent pour la plupart comment les escrocs s’y sont pris : le « mode opératoire » demeure inconnu dans 58,5 % des cas. Cette imprécision - bien logique tant les techniques d’arnaque évoluent rapidement - rend la prévention d’autant plus complexe à installer.

Les tendances que vient de publier l’Observatoire national de la délinquance permettent par ailleurs de dresser un portrait robot du type de fraudes subies. Dans près de 60 % des cas, le préjudice ne dépasse pas les 300 euros. La fraude est unique dans 71 % des cas, et ne constitue donc pas le départ d’une série de débits frauduleux. Les montants en jeu, relativement faibles, constituent une sorte de « ventre mou » pour des malfaiteurs parfois organisés sur un mode industriel. De fait, la plupart du temps, les victimes ne se rendent compte de la fraude qu’en consultant leur relevé bancaire, la banque ne les prévenant généralement que pour des anomalies plus importantes. Par ailleurs, les particuliers se déplacent relativement peu dans un commissariat pour une somme perçue comme modeste

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Redevance : le gouvernement pourrait taxer les box

2 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Impot, #box

Les premiers calculs de la Rue de Valois font ressortir que les plus faibles revenus seraient peu touchés par une taxation des box.

De 1933 à 1949, la redevance audiovisuelle était due par les foyers qui disposaient d’un poste de radio. Puis de 1949 à 1980 par ceux qui possédaient une télé ou une radio. Ensuite, ce sont les seuls ménages ayant un téléviseur qui en furent redevables. Demain, la contribution à l’audiovisuel public, son nom officiel, visera-t-elle ceux qui ont une box Internet ? C’est en tout cas le projet sur lequel travaille le cabinet de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, qui pousse à un élargissement de l’assiette de cette taxe pour l’adapter aux nouveaux usages.

Cette augmentation ou réforme de la redevance, sur laquelle aucun arbitrage n’a à ce stade été rendu par l’Elysée et qui s’inscrit dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances, est nécessaire pour combler le déficit de France Télévisions. Mais elle est à haut risque politiquement parlant.

Non seulement les récents propos du chef de l’Etat sur un relâchement de la pression fiscale en 2016 compliquent la donne. Mais le projet pourrait aussi essuyer une salve de critiques si ses modalités ne sont pas calibrées suffisamment finement pour épargner, à quelques mois de la présidentielle, les jeunes et les ménages à faibles revenus. Autre risque : se voir accuser de taxer les smartphones et les tablettes alors même qu’ils subissent déjà la fiscalité du numérique.

Bien présenter la mesure

Rue de Valois, on espère trouver la parade pour élargir l’assiette tout en contournant les écueils politiques. En mettant les box dans l’assiette de la redevance, on ajouterait à la population taxée principalement des ménages urbains et plutôt aisés ne possédant pas de téléviseur. En effet, les jeunes restent très souvent rattachés au foyer fiscal de leurs parents – c’est « l’effet Tanguy ». Or il n’y a qu’une redevance par foyer fiscal et elle est déjà payée par ces derniers. En outre, les ménages les plus pauvres, notamment les jeunes, ne sont pas toujours redevables de la taxe d’habitation parce que leurs revenus sont au-dessous des seuils qui la déclenchent. Ils sont alors exonérés de la redevance.

Les premiers calculs de la Rue de Valois font effectivement ressortir que les plus faibles revenus seraient peu touchés par une taxation des box. On est toutefois conscient au ministère de la Culture qu’il faut prendre soin de bien présenter la mesure. Cela dit, l’alternative – augmenter la redevance, actuellement de 136 euros – n’est pas sans poser de problèmes non plus puisque cela affecterait tout le monde, dont les seniors... qui votent.

En outre, sur le fond, les études dont dispose le ministère montrent que même s’ils utilisent des smartphones ou des tablettes pour consommer des contenus audiovisuels, la plupart des téléspectateurs le font chez eux grâce à leur Wi-fi, plutôt qu’en mobilité grâce à une connexion 4G. Il y aurait donc aussi une logique technique

 

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Free Mobile tente de relancer la bataille dans la 4G

2 Septembre 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Free, #4G

 

L’opérateur offre désormais 50 Go à ses clients 4G dans son forfait à 19,99 euros, contre 20 Go auparavant.

Xavier Niel avait promis des « surprises » pour la rentrée dans le mobile. Il a dégainé la première mardi. Free a annoncé qu’il augmentait le plafond de consommation de son forfait 4G pour passer de 20 Go à 50 Go, sans changer le prix, qui reste à 19,99 euros par mois (15,99 euros pour les abonnés Freebox). L’offre est uniquement accessible aux terminaux 4G, sur le réseau 4G de l’opérateur. En 3G, le seuil reste limité à 20 Go par mois avant d’avoir un débit réduit.

L’opérateur devient ainsi le plus généreux du marché en termes de consommation de données (ce qu'on appelle le « fair use »). Numéricâble-SFR et Bouygues Telecom proposent de leur côté un maximum de 40 Go, quand Orange s’arrête à 20 Go, à des prix à chaque fois plus élevés que Free. « Le grand public appréhende mal ces notions de fair use, surtout à ces niveaux : 40 ou 50 Go, quelle différence », relativise un opérateur. « C’est comme la vitesse maximale affichée sur le tableau de bord de la voiture, complète un autre. On sait que c’est possible ».

L’initiative est néanmoins cohérente avec la stratégie habituelle de Free, qui consiste à ajouter progressivement des fonctionnalités, des options dans son forfait standard, sans jamais modifier les prix. C’était le cas dans le fixe, ça l’est depuis trois ans dans le mobile. Fin 2013, le trublion des télécoms avait proposé la 4G au même prix que la 3G. Pendant un an, Free a progressivement étendu le roaming (frais d’itinérance) gratuit dans différents pays européens, avant de finalement l’offrir cet été pour toute l’Union. Si la baisse des prix atteint un palier en France, la bataille se déplace donc sur l'enrichissement des offres.

Reste à savoir qui peut être intéressé par une telle enveloppe de « data ». Chez Free, la consommation moyenne d’un abonné 4G s’élève à 2,2 Go . Elle est un peu plus importante chez Bouygues Telecom (2,4 Go). Mais pour consommer 50 Go en un mois sur son mobile, il faut être particulièrement gourmand en vidéo ! Une chose est sûre cependant, la tendance est à l’augmentation de la consommation de bande passante. Les opérateurs constatent que leurs clients sont de plus en plus nombreux à atteindre la limite de leur enveloppe data : chez Bouygues Telecom, un abonné sur quatre consomme l’intégralité de son forfait 3 Go chaque mois. De quoi laisser espérer une bascule au forfait supérieur, un peu plus cher.

Si Free est le plus généreux, il accuse encore un certain retard sur le réseau. Fin juin, il couvrait seulement 50 % de la population en très haut débit mobile, contre plus de 70 % pour Orange et Bouygues Telecom, et 58 % pour SFR. La filiale d’Iliad a certes mis les bouchées doubles depuis le début de l’année, avec un doublement du nombre de sites (4.258 en août). Mais il utilise quasi-exclusivement la fréquence 2.600 MHz, dont la portée de diffusion est relativement faible.

Pour améliorer sa couverture, l’opérateur compte sur les blocs en 1.800 MHz qu’il est en train de récupérer auprès des concurrents, après la décision d’Orange et SFR d’utiliser à leur tour cette bande de fréquence pour la 4G. Il sera aussi au rendez-vous des enchères pour la bande 700 MHz, qui auront lieu au mois de novembre. Free pâtit en outre d’une moindre qualité de services en 4G par rapport à ses concurrents selon la dernière étude de l’Arcep, publiée cet été. La poursuite des investissements dans le réseau reste l’une des priorités de l’opérateur

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Les drones peinent à trouver leur place dans le ciel

31 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Drone

Les projets de réglementation des députés européens et de l’Agence de sécurité aérienne ne font pas l’unanimité. Les opérateurs de drones professionnels redoutent un retour en arrière.

Mieux encadrer l’utilisation des drones civils dans le ciel européen sans pour autant briser les ailes d’un nouveau secteur économique prometteur : tel est le chantier compliqué auquel se sont attelés, depuis plus d’un an, les législateurs européens. La Commission et le Parlement européens voudraient parvenir à une réglementation commune début 2016. De son côté, l’administration française prépare, pour la fin de l’année, un toilettage de la réglementation nationale de 2012. Cependant, si la filière s’accorde sur la nécessité de mieux encadrer l’usage des drones civils, les mesures préconisées sont loin de faire l’unanimité.

Vers des règles plus restrictives en France

En France, les projets de la Direction générale de l’aviation civil e de restreindre l’utilisation des drones de loisirs ont suscité l’émoi de la communauté des dronistes amateurs cet été. L’administration aurait voulu interdire purement et simplement leur usage au-dessus des espaces publics. Face à la levée de boucliers des utilisateurs et des fabricants, qui ont déjà vendu 100.000 drones de loisirs l’an dernier en France, il ne serait finalement plus question que de restreindre l’altitude maximale à 50 mètres, au lieu de 150 mètres actuellement. Mais d’autres mesures destinées à lutter contre les vols illicites sont toujours à l’étude, comme l’identification obligatoire des appareils et la création de nouvelles zones d’interdiction.

Divergences de taille au niveau européen

Au niveau européen, le groupe de travail parlementaire a rendu fin juillet son rapport sur ce que pourraient être les grandes lignes de la future réglementation communautaire. Avec là encore des voix discordantes. Une première version écartait en effet, pour des raisons de sécurité, la possibilité de vols hors de la vue de l’opérateur. Ce qui aurait rendu impossibles certaines utilisations professionnelles, comme l’inspection des lignes électriques ou ferroviaires et la surveillance des grandes surfaces. Le lobby des professionnels, dont la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC) en France, aurait finalement permis de rétablir la possibilité des vols hors vue dans la version amendée du texte qui devrait être soumise au vote du Parlement européen cet automne.

« Nous avons également revendiqué qu’une distinction soit faite entre les amateurs et les professionnels, en laissant plus de possibilités pour les usages professionnels, explique Stéphane Morelli, le président de la FPDC. Nous avons été entendus par les députés européens. Malheureusement, on ne retrouve rien de tout cela dans le projet de réglementation par l’Agence européenne de sécurité aérienne ». 

Le rôle de l’Agence de sécurité aérienne

Pour l’heure, seuls les drones de plus de 150 kilos, quasi inexistants en Europe, entrent dans le champ d’action de l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA). Tous les autres sont encore de la seule responsabilité des aviations civiles nationales. L’un des enjeux de la future réglementation européenne serait donc de confier à l’Agence européenne de sécurité aérienne le contrôle de l’ensemble du secteur. Mais force est de constater que le projet de l’AESA diffère des orientations françaises.

L’AESA propose de classer les drones en trois catégories, en fonction du risque potentiel. La première catégorie, dite « ouverte », concerne les vols opérés à vue, sans risque a priori. Ils ne nécessiteraient aucune autorisation. La deuxième catégorie, dite « opération spécifique », concerne les vols présentant un risque particulier, comme le survol d’une foule, et pour lesquels une autorisation administrative des aviations civiles nationales serait nécessaire. La troisième catégorie, dite « certifiée », engloberait les drones nécessitant des règles de certification comparables à celles des avions actuels emportant des passagers. Ceci dans la perspective encore lointaine où arriveraient un jour des avions sans pilote.

« La première catégorie, ouverte, ne fait pas vraiment la distinction entre amateurs et professionnels, regrette Stéphane Morelli. Quant à la deuxième catégorie, c’est l’usine à gaz. Elle imposerait des contraintes bien plus importantes que l’actuel système français des autorisations préfectorales. »

L’inquiétude des pilotes de ligne

De son côté, une association de pilotes d’avion, l’ECA (European Cockpit Association), réclame des mesures encore plus restrictives, comme l’interdiction du vol hors vue, une altitude maximale de 50 mètres et surtout une limitation de la masse des drones à 500 grammes seulement. Ceci afin d’éviter tout risque de dommage lors d’une éventuelle collision avec un avion. « Ce n’est pas compatible avec un usage professionnel des drones , estime Benjamin Benharrosh, cofondateur du fabricant et opérateur de drones français Delair-Tech . Les drones sont un enjeu économique majeur et, jusqu’à présent, l’Europe et la France ont pris de l’avance dans ce domaine. Attention à ne pas revenir en arrière. »

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Smartphone Huawei la petite marque qui veut faire trembler les grandes

29 Août 2015 , Rédigé par Informatelecom Publié dans #Huawei, #Honor

Créée par Huawei, Honor veut conquérir le monde, à commencer par la France.

C’est une marque encore peu connue en Europe, mais avec laquelle il va falloir compter. Créée en octobre 2014 par le chinois Huawei, Honor continue sa percée sur le marché très concurrentiel des smartphones. Dernier événement en date, le lancement jeudi dernier à Londres, en grande pompe, du Honor 7, un appareil haut de gamme à prix cassé destiné à la génération Internet.

Mais qui est donc vraiment Honor ? Une marque assurément jeune, qui propose des smartphones avec de grands écrans, des composants relativement puissants, une esthétique soignée et des prix souvent moins élevés que la concurrence. Jusqu’ici, la recette semble magique. « Notre but, c’est de faire des appareils dont les caractéristiques sont celles des vaisseaux amiraux des autres marques, mais à un prix moins élevé », résume Zack Zhangxhiang, le directeur de la branche française.

Pour y arriver, pas d’autres choix que de réduire fortement les coûts. « On ne vend pas en boutique, donc on économise sur les coûts de distribution et on ne fait pas de campagne de publicité traditionnelle à la télévision », continue Zack Zhangxhiang. Autre technique : accepter de voir fondre les marges. Comme pour son dernier modèle, pour l’instant disponible au prix de 299 euros. Mais le directeur d’Honor Monde, George Zhao, préfère regarder vers l’avenir. « Si nous continuons à grossir à cette vitesse, les ventes suivront ». Selon lui, l’entreprise atteindra sans trop de difficultés les 5 milliards de chiffre d’affaires d’ici à la fin de l’année.

Stratégie 100 % Internet

La stratégie d’Honor : tout miser sur Internet. Déjà présent sur plusieurs sites de e-commerce à travers le monde dont Amazon, la marque vient de mettre en ligne sa propre plate-forme de vente, baptisée « vmall » pour virtual mall (magasin virtuel), où elle commercialise aussi la marque Huawei . Même calcul pour la publicité. Pour compenser son déficit de présence sur les canaux traditionnels, le nouveau venu compte sur l’animation d’une forte communauté numérique et se targue de répondre à 95 % des demandes sur sa page Facebook en moins de trois minutes.

« On essaye de cibler ceux qui se renseignent sur les forums et les réseaux sociaux avant d’acheter un produit », précise Zack Zhangxiang. Sans oublier la communication autour de ses téléphones, sept modèles créés en moins d’un an. Pour le reste, il serait naïf de penser qu’Honor ne s’inspire pas de ses concurrents, dont Apple pour le design - Honor dispose d’un studio de recherche en esthétique à Paris - ou Xiaomi pour les prix.

Malgré des ventes réalisées à 85 % en Chine, Honor vise l’Europe, l’Inde, la Russie et même les Etats-Unis. Au risque de faire de l’ombre au grand frère Huawei ? « Non, les deux marques ne vont pas entrer en concurrence. Huawei et Honor, c’est un peu comme BMW et Mini », assure Zack Zhangxhiang. Pourtant, quand on lui demande quel smartphone il choisirait entre un Huawei et un Honor, le trentenaire répond tout de go : « un Honor »

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